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Industrie des pêches
Le temps vire au gris
Mise à jour le mardi 21 octobre 2008, 16 h 13 .


Plusieurs flottilles de pêche du Québec et du Nouveau-Brunswick devront se restructurer pour assurer la survie de leur industrie.

L'industrie des pêches du Québec et du Nouveau-Brunswick traverse des temps difficiles, confrontée à des problèmes de mise en marché, de conservation de la ressource et aux hausses de prix des carburants.

Dans le passé, les gouvernements ont imposé des plans de rationalisation pour réduire l'effort de pêche, notamment à la suite des moratoires sur la morue dans le golfe du Saint-Laurent. Cette fois, l'exercice diffère. Ce sont les pêcheurs, sur une base volontaire, qui ont décidé de réduire le nombre de bateaux sur l'eau.

Bateaux de pêche
En Gaspésie et sur la Côte-Nord, les pêcheurs semi-hauturiers, qui pratiquent la pêche au poisson de fond, ont déjà un plan de rationalisation en préparation. Les 21 pêcheurs de morue de la Gaspésie et de la Côte-Nord ont évalué qu'il faudra retirer au moins une dizaine de permis pour assurer la viabilité à ceux qui resteront.

Les pêcheurs de crevettes et de turbots, entre autres, devront aussi abaisser leur nombre de permis.

Le directeur par intérim de l'Association des capitaines-propriétaires de la Gaspésie, Jean-Pierre Couillard, espère que les pêcheurs appelés à partir pourront le faire dans la dignité. Il ajoute que le retrait devra aussi se faire en respect de la valeur des parts historiques accordées à ces pêcheurs.

Pêches et Océans Canada réalisera des études pour aider ces flottilles à préparer leurs plans d'affaires.




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