
Afin de contrer la pénurie de personnel dans les régions de la province, la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec entend proposer une série de mesures au gouvernement du Québec, dont le rappel des infirmières retraitées et une réorganisation du travail.
Après avoir rencontré ses homologues dans plusieurs régions, dont ceux du Bas-Saint-Laurent, le président de la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec, Louis Godin, tire la sonnette d'alarme. « Le Québec est l'une des provinces où l'accès à un médecin de famille est le plus difficile au Canada », plaide-t-il.
Dans la région du Bas-Saint-Laurent, environ une personne sur trois n'a aucun médecin de famille. « Si rien n'est fait, le 30 % qu'on a risque d'aller en augmentant au cours des prochaines années », prévient M. Godin.
Pour pallier les problèmes de pénurie de médecins de famille, la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec souhaite soumettre au gouvernement québécois un train de mesures qui, selon elle, permettra de contrer les effets négatifs reliés au manque de personnel.
Parmi ces mesures figurent notamment une formation accrue en médecine familiale, une réorganisation de la pratique et une rémunération incitative.
Il faut aussi, selon M. Godin, faire face à la pénurie d'infirmières en allant recruter celles qui ont quitté le réseau de la santé volontairement ou lors des mises à pied forcées en 1995.
Selon M. Godin, ces infirmières compétentes pourraient travailler à temps partiel avec des médecins de famille. Ces derniers, allégés de certaines tâches, pourraient alors accepter de nouveaux patients.
« On demeure convaincu que c'est quelque chose qui pourrait marcher et on a au moins l'obligation de l'explorer », conclut M. Godin.
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