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Vie religieuse
Sacristain : un métier en voie de disparition
Mise à jour le mercredi 3 septembre 2008, 11 h 54 .


Les sacristains se font de plus en plus rares en Gaspésie et au Bas-Saint-Laurent. Il n'y a plus de bedeau dans 85 % des paroisses des diocèses de Gaspé et de Rimouski.

eglise-Ste-luce
Église de Sainte-Luce
Cette disparition est une conséquence de l'augmentation des coûts d'entretien des établissements religieux. Les tâches autrefois confiées au bedeau sont de plus en plus souvent assumées par des bénévoles.

Au début de l'été, le conseil de fabrique de la paroisse de Saint-Jérôme, à Matane, a dû se plier à cette nouvelle tendance. Sous le poids des coûts de chauffage et d'entretien, la fabrique a procédé à la mise à pied de son dernier bedeau.

Fernand Boucher, qui a été sacristain à la paroisse Saint-Jérôme de 1964 à 1975, a été l'un des derniers bedeaux à occuper la maison fournie par la fabrique. Il se souvient que sa résidence était chauffée et éclairée aux frais de la fabrique. « Ça me donnait 50 $ par semaine, c'est incroyable! », se rappelle M. Boucher. Quelque 30 ans plus tard, il ne reste plus que 20 sacristains dans les 105 paroisses du diocèse de Rimouski et une demi-douzaine dans les 65 paroisses du diocèse de Gaspé.

De plus en plus, d'autres tâches de la vie paroissiale comme le ménage et le secrétariat du presbytère reposent sur des ressources bénévoles.

Et ce n'est pas tout, selon le vicaire général du diocèse de Gaspé, Gérard Sainte-Croix. « Il y a déjà certaines églises qui ferment l'hiver, fermées vraiment, parce qu'il y en a qui ouvrent pour des célébrations », indique le vicaire. De plus, des ventes d'églises et des regroupements de paroisses sont toujours à l'ordre du jour.




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