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| L'ingénieur civil Daniel Grondin des Méchins, qui s'est fait heurter par un automobiliste en juin 2007 au moment où il travaillait, dénonce les pratiques de la Commission des lésions professionnelles.
Puisque les bureaux du tribunal qui sont situés le plus près de chez lui, ceux de Sainte-Anne-des-Monts, n'ont pas de système de vidéoconférence et que l'avocat de son employeur veut faire entendre un médecin montréalais, sa cause sera entendue à Rimouski.
M. Grondin est pourtant sévèrement limité dans ses déplacements. « Au début, ils m'ont diagnostiqué une entorse lombaire, c'est devenu une entorse dorsolombaire. Et puis là, dit-il, j'ai appris que c'était irrévocable. » Il doit donc se déplacer accompagné et payer aussi le voyage de son avocat dans l'espoir que son employeur, Thiro, reconnaisse son diagnostic.
L'avocat de la Commission des lésions professionnelles Claude Verge précise qu'il existe des exceptions à la règle qui veut que l'audience se tienne le plus près du lieu de résidence du travailleur. Le choix, dit-il, est à la discrétion du commissaire.
M. Grondin n'est pas parvenu, malgré son opposition, à faire changer de position la Commission. Sa cause devrait être entendue en avril à Rimouski, à 145 km de chez lui.
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