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 | Aide aux sylviculteurs gaspésiens La mesure fait des jaloux |  |  |  |  | Mise à jour le mardi 8 juillet 2008, 10 h 43 . |  |

Les travailleurs du Bas-Saint-Laurent veulent avoir accès au même programme que les sylviculteurs de la Gaspésie.
 | Plantation
| Il y a deux semaines, le ministère des Ressources naturelles acceptait de mettre en place certaines mesures pour aider les travailleurs des forêts gaspésiennes. Les industriels de la région ont indiqué qu'ils entendaient réduire au minimum les travaux d'aménagement au cours de l'été.
Plusieurs sylviculteurs étaient donc menacés de perdre leur emploi. D'autres voyaient leurs semaines de travail réduites au point de ne pas cumuler assez d'heures pour être admissibles aux prestations d'assurance-emploi à l'hiver prochain.
Le ministère des Ressources naturelles a accepté d'aider les travailleurs, en investissant notamment dans des travaux en forêt pour prévenir une nouvelle épidémie de la tordeuse du bourgeon de l'épinette. La mesure ne touche que la Gaspésie.
Toutefois, les travailleurs sylvicoles du Bas-Saint-Laurent sont pourtant dans la même situation que leurs collègues gaspésiens. En raison de la baisse des travaux en forêt, la Société d'exploitation des ressources de la Vallée a dû mettre à pied récemment une vingtaine de sylviculteurs.
De plus, l'épidémie de tordeuse du bourgeon de l'épinette menace aussi certains secteurs de la région, dont la Matapédia où on a localisé certains foyers d'infection.
Le président de la conférence régionale des élus du Bas-Saint-Laurent, Michel Lagacé s'explique mal que Québec ait oublié sa région. « La réalité bas-laurentienne est semblable à la Gaspésie par rapport à la forêt, par rapport aux travailleurs sylvicoles, on connaît les mêmes difficultés », fait-il valoir.
Le député de Matane, Pascal Bérubé, y voit une autre preuve que plus personne ne parle pour le Bas-Saint-Laurent au sein du conseil des ministres depuis que Claude Béchard est en convalescence. « Notre région est orpheline, et ce n'est pas de bon augure pour l'avancement de nos dossiers. Le Bas-Saint-Laurent vit la crise forestière autant que la Gaspésie et a besoin de cette aide, également », soutient le député.
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