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Dimanche 12 février 2012 0:30 HNE

Est du Québec

Mise à jour le mercredi 7 mai 2008 à 15 h 56
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Chasse au phoque

Cinq animalistes en procès aux Îles

Le procès de cinq animalistes de la Humane Society of the United States est en cours aux Îles-de-la-Madeleine.

Secteur d'Havre-Aubert

Ces militants pour la défense du droit des animaux sont accusés de ne pas avoir respecté les conditions de leur permis d'observation de la chasse au phoque.

En mars 2006, sept observateurs à bord de deux canots pneumatiques étaient au large des Îles pour filmer et regarder les chasseurs. Selon Pêches et Océans Canada, les deux canots se seraient approchés à moins de 10 mètres d'un lieu de chasse, ce qui contrevient aux conditions de leur permis d'observation.

Un des sept accusés, journaliste pour l'agence Reuters, a plaidé coupable et un autre ne s'est pas présenté en cour. Les cinq autres accusés, les Canadiens Rebecca Aldworth et Andrew Plumbly, les Américains Chad Sisneros et Pierre Grzybowski, ainsi que le Britannique Mark Glover, ont plaidé non coupables et subissent leur procès au palais de justice du Havre-Aubert.

Pour leur défense, les animalistes ont déposé mardi devant la cour des vidéos tournés sur place. L'avocat de la Couronne, Denis Lavoie, a alors fait valoir que ces films étaient irrecevables, « parce que l'ensemble des vidéos pris ne dépeint pas la scène entière ».

Toutefois, le juge de la Cour du Québec Jean Paul Decoste a accepté de visionner les films. Par contre, il a ensuite refusé d'entendre les experts de la défense expliquer leur contenu.

L'avocat de la défense a depuis entrepris de faire témoigner les cinq accusés à tour de rôle.

Les accusés sont passibles d'une amende maximale de 100 000 $.

Le juge pourrait rendre sa décision dès vendredi.

Autre incident en 2008

Par ailleurs, le groupe écologiste Sea Shepherd réclame 1000 $ par jour au gouvernement fédéral pour la détention du Farley Mowat par Pêches et Océans Canada. Le navire a été saisi au large du Cap-Breton le jour de l'ouverture de la chasse au phoque, le 12 avril dernier.

Le remorquage du Farley Mowat

Le remorquage du Farley Mowat

La Sea Shepherd Conservation Society enverra une facture de 30 000 $ pour chaque mois de confiscation du Farley Mowat.

Lors de l'interception, les agents du ministère ont ordonné au navire de quitter les eaux canadiennes, ce qu'il a fait, avant de revenir. Le navire aurait ignoré les demandes de communication.

Selon Pêches et Océans, les activistes auraient de plus franchi la limite permise pour s'approcher des chasseurs.

La Gendarmerie royale du Canada et la Garde côtière canadienne ont alors arraisonné le navire de la Sea Shepherd Conservation Society, le Farley Mowat, afin de procéder à l'arrestation de son capitaine et du capitaine en second pour violations présumées du Règlement sur les mammifères marins (RMM) du Canada.

Le directeur du groupe écologiste soutient que le navire immatriculé aux Pays-Bas n'est pas entré dans les eaux territoriales canadiennes et que les autorités canadiennes l'ont intercepté illégalement.