![]() Est du QuébecPêche à l'éperlan Québec pense à une pêche d'automneMise à jour le mardi 22 janvier 2008 à 15 h 36 Aucun
Le ministère des Pêcheries pourrait autoriser une pêche expérimentale l'automne prochain dans la baie des Chaleurs.
Les fonctionnaires avouent qu'ils sont préoccupés par les répercussions du manque de glace durant l'hiver sur les revenus des pêcheurs commerciaux. Québec y voit un effet du réchauffement climatique et estime qu'il faudra sans doute s'ajuster pour répondre aux demandes des pêcheurs. Ces derniers sont limités à la pêche sur glace ce qui n'est pas le cas des pêcheurs du Nouveau-Brunswick, juste de l'autre côté de la baie, qui peuvent pêcher l'éperlan en eau libre dès le mois de septembre. Le président de l'Association des pêcheurs commerciaux sur glace de l'estuaire de la Restigouche, Gérard Jean, souhaite que les pêcheurs du Québec puissent concurrencer ceux des provinces de l'Atlantique. « C'est la même baie et au mois d'octobre, le Nouveau-Brunswick, les Maritimes, la Nouvelle-Écosse inondent le marché à la grandeur du Québec et en Ontario, partout », fait-il valoir. D'ici quelques semaines, l'Association présentera un projet de modification des règles de pêche au ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec. Les pêcheurs demanderont le droit d'exercer une pêche d'automne, tout en conservant le privilège de pêcher sur la glace. Le projet est préparé en collaboration avec l'usine Cusimer de Mont-Louis qui achète les éperlans des pêcheurs de la baie des Chaleurs. Une entreprise à rebâtir
Par ailleurs, le seul pourvoyeur de pêche à l'éperlan en Gaspésie tente toujours d'obtenir de l'aide pour remplacer l'équipement qui avait été complètement emporté par les glaces il y a quatre ans lors d'un redoux. Jean-Claude Lagacé d'Escuminac a depuis repris ses activités tant bien que mal. Cet hiver, l'homme a installé une quinzaine de cabanes de fortune dans la baie d'Escuminiac. En 2003, il en avait 35. À l'époque, la banquise était partie au large avec 140 cabanes. Un véritable village a ainsi été englouti au large. Depuis quatre ans, Jean-Claude Lagacé demande à la ministre responsable de la région, Nathalie Normandeau, de l'aider à remettre son entreprise sur les rails et à rétablir les quatre emplois saisonniers que ses activités généraient. Il estime ses besoins à 40 000 $. Dossiers en profondeur
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