
La Conférence régionale des élus (CRÉ) du Bas-Saint-Laurent entend doter la région de 10 chaufferies centrales à la biomasse forestière, et ce, d'ici la fin de la décennie. Ces centrales thermiques seraient alimentées en copeaux et à partir d'autres résidus d'opérations forestières, actuellement considérés comme des déchets. La toute première serait probablement implantée à Amqui dans la Matapédia.
Selon le préfet Michel Lagacé, le Bas-Saint-Laurent a tout à gagner en prenant une telle initiative.
« On a une biomasse qui est disponible, un produit qui est bas-laurentien. Donc, ce qu'on veut essentiellement, c'est de développer des partenariats pour faire en sorte qu'on puisse avoir des chaufferies dans certaines de nos communautés, des projets structurants qui vont permettre d'utiliser la biomasse et de réduire les coûts de consommation d'énergie », soutient-il.
Ces projets, ajoute M. Lagacé, pourraient même favoriser l'émergence d'un nouveau créneau.
« Il y a des possibilités de partenariats aussi avec l'UQAR, peut-être avec d'autres partenaires extrêmement intéressés au niveau des chaufferies, qui nous permettraient de nous distinguer, de développer l'excellence au niveau des chaufferies au Québec », suppose-t-il.
Cette proposition s'aligne sur les orientations du livre vert que le ministre des Ressources naturelles, Claude Béchard, devrait bientôt déposer. M. Béchard désire, entre autres, que les municipalités soient davantage impliquées dans la gestion de la forêt publique intramunicipale.
|