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Sainte-Félicité
Coopérative de santé et de solidarité des gens d'ici
Mise à jour le jeudi 29 novembre 2007, 10 h 41 .


Dispensaire de Sainte-Félicité
À Sainte-Félicité, près de Matane, les citoyens se sont regroupés pour prendre en main leur propre soin de santé. Ils ont formé une coopérative, baptisée Coopérative de santé et de solidarité des gens d'ici, pour veiller au maintien du dispensaire privé qui a élu domicile dans l'ancien presbytère.

Depuis sept ans, l'infirmière Christiane Savard offre des soins de santé de base, des prélèvements ou des évaluations préliminaires par exemple, pour quelques dollars. Un médecin a également établi son bureau à même son dispensaire. Toutefois, bien qu'elle soit attachée à son travail et à sa clientèle, la fondatrice du dispensaire n'arrivait plus à joindre les deux bouts et songeait à fermer boutique.

« Moi, j'espérais être autosuffisante avec ça, mais c'est sûr que je n'ai pas été capable. J'avais donc renoncé et décidé de suspendre les activités infirmières à partir du 1er juillet », raconte Mme Savard.

Or, pour plusieurs de ses quelque mille patients, il était hors de question de perdre ce service de proximité. C'est ainsi que l'idée de former une coopérative s'est imposée.

« On ne pouvait pas imaginer que le dispensaire ferme. Parce qu'elle s'est toujours dévouée pour les malades, à l'extérieur, à nos maisons, à l'heure du souper, elle est toujours prête », souligne Madeleine Pelletier, membre de la coopérative.

Cette initiative collective apporte un immense soulagement à l'infirmière.

« Je n'aurai plus de tracas [administratifs ]. Ça ne m'appartiendra plus. Ça va appartenir à une équipe », dit-elle, ravie.

Une équipe qui contient déjà plus de 400 membres de Sainte-Anne-des-Monts à Matane. Aussi, étant donné qu'il s'agit d'une coopérative sans but lucratif, l'organisme pourra établir des ententes avec le réseau de santé local et avoir accès à des subventions. Déjà, ses membres ont des projets plein la tête.

« On parle peut-être de physiothérapie, de massothérapie, tout ce qui peut englober la santé. On veut aussi faire une clinique diététique pour aider les gens qui ont des problèmes de poids et ces choses-là », explique Yves Lecours, membre du conseil d'administration de la coop.

Le Québec compte déjà une vingtaine de cliniques privées.




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