
Contrôles financiers des universités
La direction de l'UQAR dénonce les contrôles financiers que le gouvernement du Québec veut imposer aux universités dans la foulée des problèmes financiers de l'Université du Québec à Montréal.
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Le recteur de l'UQAR, Michel Ringuet, se demande pourquoi Québec veut pénaliser toutes les universités pour un seul cas problème. Québec veut désormais contrôler tous les emprunts effectués par les universités ce qui, selon l'UQAR, est nettement excessif. « Ce que je comprends des nouveaux projets de loi, c'est que même pour une modification légère de la marge de crédit, il va falloir l'accord du gouvernement », explique le recteur.
La direction de l'université indique que la construction actuelle des nouvelles résidences étudiantes n'aurait pas pu avoir lieu si les mesures de contrôle avaient été mises en place.
Les administrateurs craignent surtout l'engorgement des projets et l'allongement des délais pour leur réalisation. « Parfois par exemple les universités vont vouloir profiter d'une conjoncture pour avoir meilleur taux de crédit. Si ça prend un mois, deux mois pour obtenir l'approbation gouvernementale et bien ça risque effectivement de freiner la chose », souligne M. Ringuet.
Le recteur de l'UQAR rappelle qu'il est favorable à la transparence de l'administration universitaire, mais il croit que ces mesures vont diminuer la marge de manoeuvre des institutions et politiser les projets de développement des universités.
Les directions de l'ensemble des universités comptent faire valoir leur point de vue au gouvernement du Québec pour qu'il change d'avis.