
Appel d'offres d'Hydro-Québec
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Pour de nombreux promoteurs, une course marathon prendra fin mardi avec l'échéance limite pour le dépôt des soumissions dans le cadre de l'appel d'offres d'Hydro-Québec pour l'achat de 2000 mégawatts (MW) d'énergie éolienne.
La Société d'État, qui a lancé ce second appel d'offres en octobre 2005, pourrait recevoir une centaine de projets pour un total de 8000 MW, soit quatre fois plus que les besoins estimés.
Selon le professeur de l'Université du Québec à Rimouski, Jean-Louis Chaumel, l'appel d'offres d'Hydro-Québec est très attirant puisqu'il s'agit de contrats garantis. « C'est très rare dans le monde, c'est très recherché par les investisseurs », souligne M.Chaumel.
Parmi les soumissionnaires, certains noms sont déjà connus comme Innergex, qui prépare notamment des projets dans l'ouest du Bas-Saint-Laurent, ou 3CI qui a construit deux parcs éoliens sur les monts Copper et Miller à Murdochville.
Jean-Louis Chaumel ajoute des noms moins connus comme Scheider Group, Ventus Énergie ou Florida Power. L'universitaire estime qu'une quinzaine de développeurs pourraient tenter leur chance.
Beaucoup d'appelés, peu d'élus
Des promoteurs communautaires, comme la Société intégrée de développement éolien de la Matapédia (SIDEM), seront aussi de la partie. La SIDEM déposera un projet de 18 millions de dollars. Le président de la SIDEM Marc Bélanger espère que son projet se démarquera grâce aux points accordés au développement durable dans la grille d'analyse.
![]() Jean-Louis Chaumel, professeur à l'UQAR (archives) |
Toutefois, le professeur Chaumel est moins optimiste. Il croit que la déception attend la grande majorité des promoteurs. Ce dernier avance même que quatre projets sur cinq seront refusés.
Le spécialiste de la filière éolienne s'attend aussi à ce qu'Hydro-Québec fasse un choix en fonction du positionnement géographique des projets soumis puisque l'appel d'offres couvre toutes les régions du Québec.
Une soixantaine des projets, qui seront déposés mardi, proviendraient de l'Est du Québec, dont une quarantaine au Bas-Saint-Laurent. Jean-Louis Chaumel juge que cette abondance desservira les promoteurs. « Dans notre région où il y a beaucoup trop de projets, Hydro-Québec va procéder à un équilibrage régional. Les projets sont beaucoup collés les uns sur les autres. C'est à peu près impossible que ça passe comme ça », observe le spécialiste.
4 milliards d'investissements
Hydro-Québec devrait faire connaître les projets retenus en février ou mars 2008. La réalisation des parcs devra s'effectuer entre 2010 et 2015 à raison d'un minimum de 300 MW par année.
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Toutefois, l'analyse des projets se fera selon certains critères qui pourront favoriser les projets qui incluent une participation directe des communautés locales et autochtones. La Société d'État accordera aussi une priorité aux projets dont 30 % du coût des composantes d'éoliennes proviendront de la MRC de Matane et de la région Gaspésie-Les Îles.
De plus, les promoteurs doivent s'engager à réaliser un minimum de 60 % des dépenses globales au Québec.
Les contrats seront d'un maximum de 25 ans. Hydro-Québec Distribution estime que la construction des futurs parcs éoliens devrait entraîner des investissements d'environ 4 milliards de dollars.
Comprendre l'énergie éolienne
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