
La direction de l'hôpital de Blanc-Sablon et le Dr Paul-Aimé Joncas, suspendu depuis six semaines, sont parvenus à une entente la semaine dernière.
 | Le Dr Paul-Aimé Joncas (archives)
| Le médecin pourra ouvrir une clinique à Blanc-Sablon, mais ne pourra plus travailler au Centre de santé de la Basse-Côte-Nord durant au moins cinq ans. Le docteur Joncas, qui retire la plainte déposée devant le tribunal administratif, est satisfait. Il souhaitait depuis plusieurs années gérer sa clinique privée.
Paul-Aimé Joncas juge que la crise au centre de santé se poursuivra, avec ou sans lui. « Je pense que la crise est beaucoup plus profonde. La crise touche tous les niveaux du centre de santé. Elle touche l'équipe médicale dans son ensemble; elle touche l'administration, elle touche le nursing », évalue-t-il. Le Dr Joncas n'exclut pas un recours en dommages et intérêts.
En raison de la démission du médecin, le tuteur du centre de santé, Julien Tremblay, n'aura plus à traiter les plaintes déposées contre le docteur Joncas par des membres du personnel.
M. Tremblay croit que le départ du médecin aidera à rétablir de meilleures relations de travail. « Il y avait des pour Joncas, des contre Joncas. Ça avait des répercussions à l'interne sur lesquelles on devra travailler dans les prochaines semaines », analyse-t-il. L'entente doit être ratifiée par le ministère de la Santé et la Fédération des médecins omnipraticiens.
De son côté, le Collège des médecins poursuit son enquête. En attendant, des médecins dépanneurs maintiennent les services. Il reste que deux médecins à Blanc-Sablon, les autres sont en congé de maladie ou à l'extérieur.
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