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Blanc-Sablon
Le centre de santé sous tutelle
Mise à jour le lundi 28 mai 2007, 17 h 17 .


Centre de santé de la Basse-Côte-Nord
Le ministre de la Santé, Philippe Couillard, met sous tutelle le centre de santé de la Basse-Côte-Nord, situé à Blanc-Sablon. La situation ne cesse de se détériorer depuis la suspension, il y a un mois, du Dr Paul-Aimé Joncas. La direction du centre avait alors décidé de relever le médecin de ses fonctions, en raison de gestes présumés de harcèlement, d'intimidation et de dénigrement.

Selon Philippe Couillard, les relations de travail tendues et les pressions d'une partie de la population, qui militait pour la réintégration immédiate du Dr Joncas, forcent Québec à y aller de ce recours ultime. Le ministre avait déjà nommé il y a quelques semaines un médiateur pour calmer le jeu, mais cela n'a pas suffi.

« C'est la deuxième fois depuis que je suis ministre de la Santé et des Services sociaux que j'utilise cet outil-là. J'ai considéré que le degré de dégradation de la situation est à un niveau tel que la santé et la sécurité des patients et des citoyens étaient menacées, et donc qu'il est de mon devoir d'intervenir », explique M. Couillard, qui ajoute que la mise en tutelle équivaut à la bombe atomique dans le domaine de la gestion publique.

Tête du directeur général demandée

Dimanche, un groupe de sept hommes s'est présenté à la réception du centre de santé, pour remettre trois lettres réclamant la démission du directeur général et des Drs Sylvie Pépin et François-Léo Maheu-Robert. Ces lettres avaient été rédigées par le comité provisoire des citoyens de Blanc-Sablon, Bonne-Espérance et Saint-Augustin, qui réclamait le retour du Dr Joncas. Le porte-parole du comité, Armand Joncas, le frère du docteur, avait précisé que le regroupement réclamait l'action de Québec, et une mise en tutelle s'il le fallait.

Suite à ces requêtes, le directeur général du centre de santé, Bertrand Rivard, a quitté Blanc-Sablon sous escorte policière.

Plus de 17 plaintes ont été déposées contre le Dr Joncas. Les membres du conseil d'administration avaient décidé d'attendre les résultats de l'enquête du Collège des médecins avant de revoir la sanction qui lui avait été imposée.

Extrait audioMarie-Ève Lacas explique la mise sous tutelle




Extrait audioPierre Roberge explique la requête du comité de citoyens



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