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Campagne électorale
Nancy Charest accusée de publicité trompeuse
Mise à jour le vendredi 16 mars 2007, 16 h 51 .


Nancy Charest
Dans la circonscription de Matane, le Parti québécois accuse la députée libérale sortante, Nancy Charest, de publicité trompeuse. Le candidat Pascal Bérubé soutient que Mme Charest attribue à son parti des investissements qu'il n'a pas faits.

Marie-Ève Godbout et Jérôme Landry, propriétaires de l'entreprise Valmont plein air, ont sursauté en feuilletant le dépliant de la députée sortante, Nancy Charest. Son bilan de mandat fait état d'un investissement de 300 000 $ dans leur petite entreprise de plein air de Cap-Chat, alors que l'aide gouvernementale qui a été accordée à Valmont plein air est toute autre.

Cette situation déplaît à Marie-Ève Godbout: « Ça nous choque parce 303 000 $, c'est le coût total du projet. Il y a beaucoup d'argent qui vient de nos poches, qui vient de prêts, qui vient d'autres organismes que le gouvernement provincial. Les chiffres du gouvernement provincial, c'est 48 000 $. De ce 48 000 $, il y a un peu moins de 12 000 $ de subventions. Donc, on est loin du 303 000 $. Les 36 000 $ qu'il reste, ce sont des prêts. »

Le candidat péquiste, Pascal Bérubé, soutient que c'est de la récupération politique et que le dépliant ne rend pas justice aux entrepreneurs: « Le dépliant qui a été distribué à l'ensemble de la population est biaisé, incomplet et mensongé (sic) à plusieurs égards et nous on pense que compte tenu du préjudice que ça cause à certains groupes, il devrait être retiré de la circulation à partir de maintenant. »

La députée sortante, Nancy Charest, affirme que le dépliant en question n'a nullement l'objectif de gonfler les investissements gouvernementaux pour gagner des votes: « La santé économique d'une région s'établie en fonction des investissements totaux qui ont été faits. Le message qu'on laisse lorsqu'on parle d'investissements globaux, c'est le fait qu'il y a eu une croyance et une conviction que cet investissement, et de la part du gouvernement, et de la part du milieu ou du promoteur, il valait la peine d'être fait. »

D'autres entreprises dénoncent aussi la façon de procéder de la députée sortante pour chiffrer son bilan, mais elles refusent de parler, par crainte de représailles.






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