Le chef des néodémocrates, Darrell Dexter.
À trois jours du scrutin provincial en Nouvelle-Écosse, le Parti progressiste-conservateur n'hésite pas à sortir l'artillerie lourde contre le Nouveau Parti démocratique (NPD)
En Nouvelle-Écosse, le Parti progressiste-conservateur lance une publicité radiophonique attaquant le Nouveau Parti démocratique au sujet d'une contribution controversée de certains syndicats.
Les conservateurs, qui perdent des plumes depuis le début de la campagne, viennent de lancer une nouvelle salve contre les néodémocrates avec des publicités radiophoniques qui suscitent la colère de ces derniers.
Depuis vendredi, 14 stations de radio à travers toute la province diffusent chaque heure le même message rédigé et payé par le Parti progressiste-conservateur. Dans cette publicité, on affirme que le NPD a reçu de l'argent illégalement. Les conservateurs reprochent aux néodémocrates d'avoir reçu d'une dizaine de syndicats une contribution controversée de 50 000 $.
Cette accusation fait suite aux discussions ayant animé le troisième débat télévisé de la campagne électorale, jeudi soir. Au cours de cette soirée, le premier ministre sortant et chef du Parti progressiste-conservateur, Rodney MacDonald, a attaqué le NPD au sujet de cette contribution.
Le NPD a finalement rendu 45 000 $ aux donateurs en question lorsqu'il a appris que ces dons contrevenaient peut-être à la loi électorale.
Diffamation
Le directeur de la campagne du NPD, Matt Hebb, affirme que les publicités sont diffamatoires et que les avocats des néodémocrates demandent aux stations concernées d'arrêter de les mettre en ondes. Matt Hebb demande également aux progressistes-conservateurs de se rétracter.
Or, ces derniers n'ont pas l'intention de se rétracter, affirme Jordi Morgan, le directeur de la campagne des progressistes-conservateurs. Nos publicités sont exactes et elles vont continuer d'être diffusées, tient-il à préciser.