Rodney MacDonald (archives)
La bataille entre les chefs des trois principaux partis politiques en Nouvelle-Écosse a tourné au vinaigre jeudi soir lorsque le progressiste-conservateur Rodney MacDonald a comparé son adversaire néodémocrate, Darrell Dexter, à un voleur de voiture.
Le chef progressiste-conservateur de la Nouvelle-Écosse, Rodney MacDonald, a comparé son adversaire néodémocrate, Darrell Dexter, à un voleur de voiture lors du troisième débat télévisé de la campagne.
L'incident s'est produit durant le troisième débat télévisé de la campagne. M. MacDonald a attaqué le NPD au sujet d'une contribution controversée de 50 000 $ que ce parti a reçue d'une dizaine de syndicats. Le NPD a rendu 45 000 $ à ces donateurs lundi dernier quand il a appris que ces dons contrevenaient peut-être à la loi électorale.
En s'adressant à M. Dexter, Rodney MacDonald a déclaré que personne ne croit un voleur de voiture qui rapporte un véhicule volé à son propriétaire en disant qu'il ne s'est rien passé.
En colère, Darrell Dexter a répliqué que cette attaque contre son intégrité était révoltante. Selon les néodémocrates, cet incident est le coup le plus bas porté lors de cette campagne électorale.
Darrell Dexter a ensuite lancé le défi à ses deux adversaires de n'accepter que les dons qui proviennent de particulier, et de rejeter ceux qui proviennent d'entreprises et de syndicats. M. MacDonald et le chef libéral, Stephen McNeil, ont dit qu'ils allaient y réfléchir.
Jeudi, les libéraux ont révélé les détails des dons qu'ils ont reçus et dont le total s'élève à 150 000 $. Les progressistes conservateurs ont promis de les imiter vendredi. Les néodémocrates ont promis de dévoiler ces renseignements avant le scrutin du 9 juin.
Par ailleurs, M. Dexter a été la cible de plusieurs attaques lors du débat sur le financement des soins de santé. Le chef libéral a lancé que les promesses néodémocrates menacent les soins de santé en milieu rural.
Darrell Dexter a répliqué que cela est faux. Il a riposté en accusant ses adversaires de s'engager sur la voie de l'endettement et du déficit, une voie que la Nouvelle-Écosse doit éviter, selon lui.