Bathurst, dans la région Chaleur (archives)
Des maires de la région de Chaleur au Nouveau-Brunswick croient que le futur gouvernement progressiste-conservateur de David Alward a tout intérêt à ne pas oublier la région au cours de son premier mandat.
Des maires croient que le gouvernement progressiste-conservateur de David Alward ne doit pas oublier la région de Chaleur au cours de son mandat s'il veut faire des gains aux prochaines élections.
Le maire de Petit-Rocher, Pierre Godin, est réaliste. L'élection d'un seul progressiste-conservateur sur trois candidats dans les circonscriptions de la région de Chaleur change la donne dans la capitale provinciale.
« On n'a sûrement pas les mêmes portes ouvertes à Fredericton qu'on avait lorsque c'était le Parti libéral qui était au pouvoir, avec tous les ministres qu'on avait dans la région », indique M. Godin.
Cette nouvelle réalité politique n'empêchera pas Pierre Godin de cogner à la porte du gouvernement Alward pour tenter de réaliser des projets qui lui sont chers. « Et nous allons aller à Fredericton comme si c'était un gouvernement comme les autres », dit-il.
Le maire de Beresford, Raoul Charest, se dit impressionné par les résultats des candidats progressistes-conservateurs défaits dans Bathurst et Nigadoo-Chaleur. Les ministres libéraux sortants Brian Kenny et Roland Haché ont été réélus, mais ils n'ont pas eu la tâche facile contre les progressistes-conservateurs Nancy McKay et Fred Albert.
« Le pourcentage de votes était très élevé pour ces deux personnes-là, qui étaient vraiment dans un château fort libéral », affirme le maire Charest.
Raoul Charest invite les progressistes-conservateurs à bâtir sur leurs acquis. Il croit qu'en investissant dans la région de Chaleur, David Alward et son équipe peuvent améliorer les chances d'élection d'autres candidats bleus dans quatre ans.