Les chefs Shawn Graham (PL), Jack MacDougall (PV), Roger Duguay (NPD) et David Alward (PC)
Les chefs des principaux partis politiques au Nouveau-Brunswick joueront peut-être leur avenir politique lors des élections de lundi, selon Roger Ouellette, politologue à l'Université de Moncton.
Les chefs des partis jouent leur avenir politique aux élections du Nouveau-Brunswick, selon le politologue Roger Ouellette.
Il y a cependant des exceptions. En 2003, Shawn Graham était demeuré à son poste après avoir perdu par un seul siège contre le progressiste-conservateur Bernard Lord.
Shawn Graham s'est repris trois ans plus tard en devenant premier ministre. S'il perd cette fois-ci, il devra sans doute mettre une croix sur sa carrière politique, juge Roger Ouellette.
« S'il est défait lundi, ce serait plutôt exceptionnel qu'il reste comme chef du Parti libéral, et probablement ce serait son départ à plus ou moins court terme », prévoit M. Ouellette.
David Alward, qui en est à sa première expérience électorale comme chef des progressistes-conservateurs, pourrait aussi avoir à démissionner s'il perdait, surtout s'il essuie un revers écrasant.
« S'il perd, on verra quelle est cette défaite. Est-ce que c'est une défaite majeure? Est-ce que c'est très serré? Ça dépend aussi de la personnalité des personnes. Est-ce que M. Alward voudra rester en politique? », explique Roger Ouellette.
Quant au chef néo-démocrate, Roger Duguay, le politologue Roger Ouellette estime que seule une victoire dans sa circonscription pourrait le garder à la tête du parti.