Méfiance chez les fonctionnaires

Services Nouveau-Brunswick Un bureau de Services Nouveau-Brunswick (archives).

Les jours suivant les élections au Nouveau-Brunswick pourraient être sombres pour les fonctionnaires provinciaux. Ils craignent de voir le futur gouvernement tenter de faire des économies à leurs dépens, à ceux des écoles et même des hôpitaux.

Les fonctionnaires au Nouveau-Brunswick craignent que le prochain gouvernement soit tenté de faire des économies à leurs dépens.

Les progressistes-conservateurs ont annoncé leur intention de réduire le nombre d'emplois dans la fonction publique, mais ils restent vagues. « Jusqu'à maintenant, je n'ai pas un nombre », indique le chef du parti, David Alward.

David Alward souhaite éliminer des emplois, entre autres en ne remplaçant pas des employés qui prendront leur retraite. Il n'a pas consulté les syndicats jusqu'à présent, mais il promet de le faire. « Je veux travailler avec nos fonctionnaires, nos syndicats, nos autres partenaires dans la province », dit-il.

Les libéraux parlent d'assainir les finances publiques en créant 20 000 emplois. « On va accroître l'économie et en même temps générer de nouveaux revenus pour investir dans les programmes de soins de santé et les programmes pour nos aînés », affirme le chef du parti, Shawn Graham.

Dans leur programme, les libéraux promettent aussi d'accroître l'efficacité des services publics, sans donner de détails à ce sujet.

Syndiqués inquiets

« Que ce soit une couleur ou l'autre, on ne peut pas [courir de risques]. On est sur nos aguets », déclare Bernard Brun, président du syndicat des travailleurs de soutien de l'hôpital Georges-L.-Dumont (SCFP).

Les progressistes-conservateurs et les libéraux ont promis de ne pas toucher aux soins de santé, mais cela ne rassure pas le syndicaliste Bernard Brun.

« Ils disent qu'ils ne vont pas couper. Une fois qu'ils sont au pouvoir, les choses changent. On l'a vu déjà. On a déjà eu des contrats qui ont été cassés, des contrats signés de quatre ans », explique M. Brun.

Selon le sondage Radio-Canada/CBC/l'Acadie Nouvelle publié cette semaine, environ 60 % des Néo-Brunswickois appuient une réduction du nombre des employés du secteur public, mais paradoxalement, il y a aussi 60 % des répondants qui s'opposent à une réduction de services.

Ce sondage a été réalisé par la firme Corporate Reseach Associates du 15 au 18 septembre auprès de 1005 répondants. La marge d'erreur s'élève à 3,1 %, 19 fois sur 20.

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