Le chef néo-démocrate Roger Duguay
Le Nouveau Parti démocratique du Nouveau-Brunswick a lancé son programme électoral lundi, à une semaine du scrutin. Ce programme est axé sur l'austérité.
Le Nouveau Parti démocratique de Roger Duguay, au Nouveau-Brunswick, propose un programme électoral austère qui contraste avec ceux des libéraux et des progressistes-conservateurs.
« Nous autres, on pense qu'on va être fiscalement responsables », souligne Roger Duguay, chef du parti.
Le NPD propose aux Néo-Brunswickois un régime minceur. Son programme comprend des promesses de 78 millions de dollars et des compressions de 382 millions de dollars.
« Jamais la province n'a été dans une situation fiscale aussi difficile », juge Roger Duguay.
Ce programme détonne de celui des libéraux et des progressistes-conservateurs, ainsi que des prises de position habituelles du NPD.
Les néo-démocrates n'annoncent pas de grands investissements, pas de réductions d'impôts, mais pas d'augmentation non plus.
Roger Duguay espère redresser les finances de la province en éliminant plusieurs dépenses qu'il juge inutiles et inefficaces, notamment au ministère Entreprise Nouveau-Brunswick et les garanties de prêt aux entreprises.
« Entreprise Nouveau-Brunswick, en 2009, ç'a coûté 90 000 $ pour créer un emploi. Nous autres, avec ce qu'on propose, ça va coûter 13 fois moins cher », promet Roger Duguay.
Le chef néo-démocrate veut aussi nommer un agent d'efficacité gouvernementale, et il espère créer 17 000 emplois par la mise en place d'un nouveau crédit d'impôt.
Le parti a aussi l'intention de réduire les salaires et les prestations de retraite des députés, ce qui est une question d'équité selon M. Duguay. « Combien d'employeurs dans cette province ou d'employés qui décident ce qui va être le montant de sa pension », se demande-t-il.
Malgré le fait que Roger Duguay dise que ses promesses sont responsables sur le plan financier, depuis le début de la campagne, son parti baisse dans les intentions de vote. Il était à 16 % au début. Il est maintenant à 9 %.
Toutefois, Roger Duguay refuse de changer sa stratégie. Il espère seulement que parmi les électeurs indécis, qui constituent 40 % de l'électorat, il y en aura suffisamment qui appuieront son parti pour qu'il se taille une place à l'Assemblée législative.