(archives)
Le ton monte d'un cran dans la campagne électorale au Nouveau-Brunswick. Les progressistes-conservateurs de David Alward accusent les libéraux de Shawn Graham de vouloir introduire davantage le secteur privé en santé.
Les progressistes-conservateurs au Nouveau-Brunswick accusent les libéraux de vouloir introduire davantage le secteur privé en santé.
Les progressistes-conservateurs ont obtenu des documents selon lesquels des réunions ont eu lieu avec une entreprise de soins de santé américaine, Kaiser Permanente.
Selon ces documents, en février, de hauts fonctionnaires, dont le sous-ministre de la Santé, se sont rendus en Californie, au siège social de Kaiser. En juillet, ce sont des représentants de l'entreprise qui se sont rendus au Nouveau-Brunswick. Ils ont visité l'ancien hôpital St. Joseph, à Saint-Jean, qui est devenu un centre de santé communautaire.
« Ils n'ont pas été pendant trois jours en Californie avec une équipe de six hauts dirigeants du ministère de la Santé, avoir fait venir ces gens-là ici au Nouveau-Brunswick, s'ils n'avaient pas une direction venant du bureau du premier ministre Shawn Graham et s'ils n'avaient pas une direction de se diriger vers des services de santé du privé », soupçonne Paul Robichaud.
Kaiser est une entreprise sans but lucratif. Aux États-Unis, une entreprise n'a qu'à verser une partie de ses profits aux collectivités pour obtenir ce statut qui lui permet surtout d'économiser des millions en impôts fédéraux.
« Ils font des milliards et des milliards de profits annuellement. Ils ont des centaines de milliers d'employés. Leur seul et unique objectif comme compagnie c'est de faire des profits », ajoute Paul Robichaud.
Des réunions sans but commercial, selon Graham
« C'est une distraction, et c'est assez simple que ça, du Parti [progressiste] conservateur », réplique le chef libéral Shawn Graham.
Shawn Graham affirme que les réunions avec les représentants de Kaiser n'avaient rien de commercial. « C'est un échange d'information, un échange d'information qui se passe toujours dans les différents organismes, les entreprises, et aussi dans notre système de soins de santé », dit-il.
Selon le chef libéral, l'entreprise multimilliardaire américaine est allée dans la province pour y apprendre de l'expérience néo-brunswickoise.
Ce n'est pas la première fois que le gouvernement évalue la possibilité que le secteur privé joue un plus grand rôle en santé. En 2002, l'ancien ministre progressiste-conservateur de la Santé, Elvy Robichaud, s'y est montré réceptif, tout comme le libéral Michael Murphy plus tard.