Une lutte dans le nord

Dalhousie-Restigouche-Est Affiches électorales dans Dalhousie-Restigouche-Est.

La circonscription de Dalhousie-Restigouche-Est, dans le nord du Nouveau-Brunswick, a été durement touchée par la crise économique.

La campagne électorale dans Dalhousie-Restigouche-Est est dominée par l'espoir de relance économique et de création d'emplois.

Le moteur économique de la région, la papetière d'AbitibiBowater, est fermé. Cette fermeture a eu l'effet d'une bombe dans toute la région. De plus, la centrale électrique locale connaîtra le même sort dans les prochains mois.

Dans ce contexte, les électeurs rêvent d'une reprise et de création d'emplois. « De l'ouvrage, beaucoup d'ouvrage, parce qu'on a perdu beaucoup de monde. Ils sont partis », indique Jean-Pierre Noël, un électeur.

Donald Arseneault optimiste

Dans cette tourmente, le député libéral sortant, Donald Arseneault, croit qu'il a conservé la confiance des électeurs. « Aujourd'hui, malgré les déboires, les gens vont me dire : Donald, on aime l'ouvrage que tu as fait pour nous », souligne-t-il.

Donald Arseneault a été un ministre très influent dans le gouvernement de Shawn Graham. Il a occupé plusieurs fonctions de ministre et il vient d'être nommé vice-premier ministre.

Le député sortant affirme que le gouvernement a pris des mesures pour rétablir la situation. « On a eu beaucoup de projets, au-delà de 100 millions de dollars qui ont été investis dans notre circonscription, des projets tels que le centre correctionnel, un projet de 16,3 millions de dollars », dit-il.

Joe Elias veut représenter les gens

Le progressiste-conservateur Joe Elias est le principal adversaire de M. Arseneault. Cet enseignant s'est lancé en politique à cause de ses enfants.

« Tu as toujours été un gars d'enseignement. Pourquoi tu ne peux pas être un gars au niveau de l'action de la région? Alors quand tes enfants te disent ça, qu'ils sont sincèrement préoccupés, ce n'est pas difficile la motivation », explique M. Elias.

Joe Elias croit que pour améliorer l'économie, une meilleure coopération régionale est essentielle. Il ajoute qu'il arrive en politique pour de bonnes raisons.

« C'est le mieux-être de toute la population. Je ne suis pas un gars pour protéger quelques intérêts ou quelques organisations privilégiées. Je suis vraiment là pour la masse des gens, pour les représenter et être là pour eux autres dans leurs temps les plus difficiles », affirme Joe Elias.

Le néo-démocrate Ray Godin et la verte Susan Smissaert sont aussi dans la course.

Lors du scrutin de 2006, Donald Arseneault avait obtenu deux fois plus de votes que ses deux adversaires réunis.

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