Pour vivre décemment

Manifestants

L'aide sociale préoccupe des électeurs au Nouveau-Brunswick. Ils demandent que le prochain gouvernement augmente leurs prestations.

Des bénéficiaires de l'aide sociale au Nouveau-Brunswick demandent au prochain gouvernement une hausse de leurs prestations pour vivre décemment.

Une vingtaine de personnes ont manifesté mercredi à Tracadie-Sheila devant les bureaux gouvernementaux de la formation et du développement de l'emploi.

Ils estiment que l'aide sociale est trop faible. Le taux de base pour un bénéficiaire varie à l'heure actuelle de 537 $ à 618 $ par mois.

« Le coût de la vie augmente de 3 % à 4 % par année, puis les taux d'aide sociale restent les mêmes. Alors, forcément, les gens sont dans les dettes par-dessus la tête », indique Claude Snow, porte-parole du Comité des 12.

« Avec le peu que j'ai, quand tu arrives à payer ton loyer, ton Hydro, ton téléphone, le chauffage, il ne nous reste plus rien pour acheter de quoi à manger », déplore Gaetanne Richard, organisatrice de la manifestation.

En 2009, le coût des aliments a augmenté de plus de 5 % au Nouveau-Brunswick, selon le Front commun pour la justice sociale. Parallèlement, le gouvernement libéral de Shawn Graham a annulé l'augmentation de 2 % des prestations d'aide sociale. Cette augmentation avait été accordée en 2007 et 2008.

« Par la force des choses, parce que les gens ne peuvent se nourrir comme il faut, ils tombent malades et ça coûte très cher en soins de santé, entre autres », ajoute Claude Snow.

« Je pense que le gouvernement doit se compter chanceux qu'il n'y ait pas de violence au sein de la population parce qu'il y a tout ce qu'il faut pour que la violence éclate. » — Claude Snow, Comité des 12

Certains tiennent aussi à combattre les préjugés dont sont victimes les prestataires. « Ce n'est pas vrai qu'une personne choisit d'être sur l'aide au revenu. Moi, j'ai travaillé toute ma vie. Je suis tombée malade. Je ne rentrais plus d'argent à la maison. Alors, on n'avait plus besoin de moi. J'ai dû choisir d'aller sur l'aide au revenu », explique Colette Rousselle, citoyenne de Val-Comeau.

Au Nouveau-Brunswick, près de 14 % de la population vit sous le seuil de la pauvreté et environ 12 % des salariés gagnent moins de 9 $ l'heure.

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