Une scène de la publicité du NPD ayant pour thème la gestion des finances publiques par les libéraux et progressistes-conservateurs.
Les néo-démocrates de Roger Duguay, au Nouveau-Brunswick, ont lancé jeudi une campagne publicitaire télévisée qui accuse les libéraux et les progressistes-conservateurs de ne pas tenir compte de la précarité des finances publiques.
Les néo-démocrates au Nouveau-Brunswick diffusent une publicité télévisée qui accuse les libéraux et les progressistes-conservateurs de ne pas tenir compte de la précarité des finances publiques.
Selon les néo-démocrates, ces deux partis sont du pareil au même. Leurs publicités les accusent d'annoncer d'importantes dépenses et des réductions d'impôts sans se soucier de la croissance de la dette publique. À la fin de la publicité, la voiture conduite par ces partis quitte la route et tombe dans un gouffre.
Cette publicité peu flatteuse s'écarte de la norme pour le NPD. « Ce n'est pas vrai que les partis politiques dans les campagnes se flattent », indique le chef néo-démocrate, Roger Duguay.
Le message sort aussi de la norme des publicités dans cette campagne. Pour leur part, les progressistes-conservateurs et les libéraux mettent tous les deux l'accent sur leur chef.
Les publicités libérales soulignent, entre autres, que le parti a un plan pour appuyer l'économie et créer des occasions pour la jeunesse. Une annonce des progressistes-conservateurs affirme que David Alward a été ministre et qu'il est un père de famille.
Le chef néo-démocrate Roger Duguay.
Le chef néo-démocrate Roger Duguay ne figure pas dans la nouvelle publicité de son parti. Le NPD préfère mettre en évidence le message qu'il martèle depuis le début de la campagne. « Il y a quelque chose qui ne va pas au point de vue financier, puis on pense qu'on n'a pas déplacé l'essentiel de notre message », affirme Roger Duguay.
Selon Don Desserud, politicologue à l'Université du Nouveau-Brunswick, le NPD se repositionne. Le parti, dit-il, vise à plaire à la majorité de la population et non seulement aux opprimés, le groupe qu'il privilégiait auparavant.
Le NPD se dit maintenant la voix de la classe moyenne. Il reste à voir si c'est la voix que les électeurs veulent entendre.