Une centrale en jeu

Centrale électrique de Dalhousie La centrale électrique de Dalhousie (archives).

L'avenir de la centrale électrique de Dalhousie, qui doit être fermée l'an prochain, devient un enjeu de la campagne électorale dans le nord du Nouveau-Brunswick.

Le chef progressiste-conservateur du Nouveau-Brunswick répète sa promesse d'établir un moratoire sur la fermeture de la centrale électrique de Dalhousie tandis que ses adversaires l'accusent d'entretenir de faux espoirs.

Mercredi, dans le quartier général de son candidat Joseph Elias, le chef progressiste-conservateur, David Alward, a réitéré une promesse qui remonte à juin dernier. Il a déclaré que son gouvernement décréterait immédiatement un moratoire sur la fermeture de la centrale.

La centrale doit fermer ses portes au printemps prochain lorsqu'elle aura épuisé le carburant qu'elle obtenait à bon marché du Venezuela depuis quelques années.

David Alward n'a pas précisé la durée de ce moratoire. « Nous n'avons pas identifié le temps pour faire ça parce que c'est important maintenant de faire le vrai travail avec les experts pour chercher des carburants », a-t-il expliqué.

De faux espoirs, selon les libéraux

Selon le député libéral sortant de Dalhousie-Restigouche-Est, Donald Arseneault, la société Énergie NB a déjà fait ce travail, et ce, sans succès. Il accuse David Alward de susciter de faux espoirs à la centaine d'employés de la centrale à des fins purement électoralistes.

Donald Arseneault affirme que ces travailleurs doivent maintenant choisir entre obtenir un emploi dans une autre centrale thermique ou d'autres installations d'Énergie NB. « Créer de faux espoirs à ces gens-là va laisser plusieurs opportunités passer en avant d'eux », dit-il.

Il reste aux électeurs de choisir entre un espoir incertain et une fermeture certaine.

Facebook