L'édifice de l'Assemblée législative du Nouveau-Brunswick
La campagne électorale se poursuit au Nouveau-Brunswick. Les progressistes-conservateurs ont présenté vendredi matin leurs intentions en matière de responsabilité fiscale.
Les progressistes-conservateurs et les néo-démocrates au Nouveau-Brunswick présentent leurs projets en matière de responsabilité financière.
Le chef du parti, David Alward, promet s'il forme le prochain gouvernement de réduire de 2 % certaines dépenses de la province. Il propose de créer un bureau qui serait chargé de trouver des moyens de faire ces économies. Un site Internet serait créé pour recueillir des idées.
David Alward espère avec cette mesure que le Nouveau-Brunswick économisera 150 millions de dollars. Il entend consacrer cet argent à d'autres priorités, notamment la santé, l'éducation et le remboursement de la dette publique
Le chef progressiste-conservateur entend annuler les futures réductions d'impôts prévues dans le plan des libéraux pour les contribuables qui gagnent en moyenne 450 000 $ par année. Il propose aussi de limiter à 10 % la taxe sur les sociétés.
M. Alward prévoit aussi annoncer une promesse d'allègement fiscal pour les petites entreprises plus tard dans la campagne électorale.
Les néo-démocrates entrent en jeu
Les néo-démocrates ont officiellement lancé leur campagne vendredi à Fredericton. Le chef du parti, Roger Duguay, était entouré d'une quinzaine de ses candidats.
Ce parti qui avait habitué les électeurs à un discours axé sur les questions sociales s'intéresse de plus en plus aux enjeux économiques. M. Duguay a d'ailleurs commenté les promesses des progressistes-conservateurs en la matière.
« C'est sûr que les conservateurs, au début d'une campagne électorale, vont proposer des choses du genre, mais le lendemain de l'élection, je pense que parfois ils oublient les engagements qu'ils ont pris », affirme Roger Duguay.
Roger Duguay, chef du NPD du Nouveau-Brunswick
Roger Duguay juge que la province doit réviser ses procédés d'accorder des prêts et des subventions aux entreprises.
« Ce sont des argents qui ne sont vraiment pas bien investis, qui ne donnent pas suffisamment de résultat. Nous autres, on irait plus vers donner des incitatifs ou des améliorations au niveau des petites et moyennes entreprises ou encore les grandes entreprises. Mais d'aller donner des chèques en blanc à certaines compagnies, on trouve que quelque part c'est de l'argent qui pourrait être mieux géré que ça », explique Roger Duguay.
Le chef néo-démocrate dénonce toujours l'augmentation de pension que se sont accordée les députés libéraux et progressistes-conservateurs il y a deux ans. Roger Duguay a présenté un projet de loi préparé par son équipe et qui imposerait une réduction de salaire de 20 % à tous les députés. Cette loi réduirait aussi de 50 % leurs prestations de retraite.
En cas de formation d'un gouvernement minoritaire, les députés néo-démocrates exigeront que le gouvernement adopte ce projet de loi.