Le chef progressiste-conservateur, David Alward, en compagnie de son épouse, Rhonda Alward, a lancé sa campagne à Mactaquac.
©
PC/David Smith
La campagne électorale au Nouveau-Brunswick a commencé officiellement à minuit, dans la nuit de mercredi à jeudi.
Cinq partis politiques se lancent résolument dans la campagne électorale, qui est officiellement lancée après des mois de campagne informelle.
Les autobus de campagne des libéraux et des progressistes-conservateurs prennent la route jeudi.
Le Parti libéral lance le bal avec une promesse d'envergure, celle d'ajouter 550 lits dans les foyers de soins de la province s'il est reporté au pouvoir. Le chef du parti, Shawn Graham, l'a annoncée en début d'après-midi. Ces lits s'ajouteraient aux 700 prévus dans le plan du gouvernement, qui est déjà en cours de réalisation.
Le chef libéral fait aussi campagne sur l'économie et l'emploi. « Une chose est claire aujourd'hui. Si on n'agrandit pas l'économie du Nouveau-Brunswick, si on ne crée pas de nouveaux emplois dans la province du Nouveau-Brunswick, on ne peut pas [faire] avancer la province », affirme Shawn Graham.
Quant aux progressistes-conservateurs, ils poursuivent sur leur lancée axée sur l'énergie. Le chef du parti, David Alward, lance symboliquement sa campagne sur le barrage hydroélectrique de Mactaquac, près de Fredericton.
Le parti promet déjà un gel temporaire des tarifs de l'électricité s'il est porté au pouvoir. « Je suis convaincu que la possibilité d'un gel des tarifs pour trois ans est réelle », souligne David Alward.
Les néo-démocrates, dirigés par Roger Duguay, lancent leur campagne en réitérant leur engagement de combattre l'augmentation de la pension des députés. Le parti promet que tous ses candidats élus verseront 20 % de leur salaire de député à des oeuvres de charité.
Les autres formations politiques en lice sont le Parti vert, avec Jack MacDougall à sa tête, et l'Alliance des gens du Nouveau-Brunswick, dirigée par Kris Austin.
Un premier sondage
La firme Corporate Research Associates a dévoilé jeudi matin les résultats d'un sondage selon lequel les libéraux disposent d'une légère avance sur leurs adversaires progressistes-conservateurs.
Le chef du Parti libéral, Shawn Graham, accompagné de son épouse, Roxanne Reeves, à Fredericton.
©
PC/David Smith
Chez les électeurs décidés, les libéraux recueillent 41 % des intentions de vote, les progressistes-conservateurs 36 %, et les néo-démocrates 16 %. Le Parti vert recueille 6 % des intentions de vote, tandis que l'Alliance des gens du Nouveau-Brunswick obtient 1 %.
Le chef progressiste-conservateur explique la position de son parti. « C'est une campagne électorale et un sondage est un sondage. Chaque jour, je [me concentre] sur les gens du Nouveau-Brunswick. Je vais continuer de [me concentrer] sur ça. Je suis convaincu que nous avons la meilleure équipe. Nous avons un gouvernement qui a brisé ses promesses, qui a perdu la confiance des gens », lance David Alward.
Le taux des électeurs indécis s'élève à 23 %. Jusqu'à 9 % des répondants affirment qu'ils n'ont pas l'intention de voter. De pus, 8 % des répondants refusent de révéler leurs intentions.
Le sondeur précise qu'il a interrogé 806 Néo-Brunswickois adultes du 4 au 24 août 2010. La marge d'erreur est de 3,4 %, 95 fois sur 100.