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Les électeurs de la Colombie-Britannique votent contre la réforme du mode de scrutin, le vote unique transférable
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Colombie-Britannique : Les partis politiques intensifient leur campagne à la veille de la tenue du scrutin provincial
Les chefs libéral et néodémocrate s'engagent à protéger les emplois et à en créer si leur parti est élu le 12 maiTous les huit ans, la Commission de révision de la carte électorale passe en revue la délimitation des circonscriptions en Colombie-Britannique. Cet exercice permet de tenir compte de l’augmentation de la population afin de s’assurer que chaque député représente le même nombre de citoyens.
Compte tenu de la répartition géographique de la population, la règle de la représentation par rapport au nombre de citoyens ne peut être respectée à la lettre. La population dans les régions rurales et les régions éloignées a tendance à diminuer, même si le territoire de la circonscription y demeure vaste. En revanche, les plus fortes augmentations de population sont enregistrées dans les régions urbaines de la province.
C’est pourquoi la Commission, qui proposait de réduire le nombre de circonscriptions rurales, a été appelée à refaire ses devoirs. La révision de la carte électorale, qui a été adoptée en 2008, voit donc le nombre de circonscriptions passer de 79 à 85 en Colombie-Britannique. Les six nouvelles circonscriptions sont situées dans la région de Vancouver, dans la vallée de l’Okanagan et dans l’île de Vancouver.
Contrairement à la norme de l’équité dans la représentation (le quotient électoral étant de 50 000 électeurs par circonscription), 10 circonscriptions rurales comptent en moyenne 30 000 personnes et 10 circonscriptions urbaines en comptent 60 0000.
Conséquences
Bernard von Schulman, un analyste politique établi à Victoria, a transposé, en collaboration avec un chercheur de l’Université de la Colombie-Britannique, la répartition des votes de 2005 en fonction du nouveau découpage de la carte électorale. Cette transposition dans les 20 circonscriptions ci-dessus (rurales et urbaines) ne permet pas de confirmer une tendance quelconque pour 2009.
Par contre, pour l’ensemble de la province, ses recherches lui ont permis de conclure que l’écart entre libéraux et néodémocrates aurait été moins important. Aux dernières élections générales, les libéraux ont fait élire 46 députés et les néodémocrates, 33. En fonction de la nouvelle carte électorale, les résultats auraient été les suivants : 48 députés au Parti libéral et 37 au NPD.
Les enjeux
Plusieurs enjeux au cours de la présente campagne électorale peuvent influencer le vote des électeurs.
Le redécoupage de la carte électorale risque aussi de modifier la distribution des appuis politiques, au point où des députés sortants ont décidé de briguer les suffrages dans une autre circonscription. Trois députés ont déjà fait connaître leurs intentions.
L’analyse réalisée par Bernard von Schulman montre également des tendances à la lumière du redécoupage de la carte électorale.
Dès le début de la campagne électorale, les chefs des partis ont souligné le fait que l’un des enjeux majeurs sera de s’assurer que leurs partisans iront voter le 12 mai prochain. Par conséquent, chaque vote comptera. Pour former un nouveau gouvernement majoritaire, le parti gagnant doit faire élire 43 députés à l’Assemblée législative de la Colombie-Britannique.
La nouvelle carte
Six circonscriptions, seulement, demeurent inchangées; les limites sont modifiées dans 44 circonscriptions de la province (mais leur nom demeure inchangé); 3 circonscriptions subissent de légères modifications, en plus de changer de nom; les limites de 26 circonscriptions subissent d’importantes modifications et leur nom est changé.
Nom de circonscription et limites inchangés (6)