Gordon Campbell
Photo: La Presse Canadienne/Jonathan Hayward
Un troisième mandat pour CampbellLes libéraux de Gordon Campbell sont reportés au pouvoir pour un troisième mandat majoritaire. Alors que le taux de participation plonge, les néodémocrates forment de nouveau l'opposition officielle et les verts reviennent bredouilles.

Les partis et les chefs

Nouveau Parti démocratique

Carole James


Objectif : cimenter le parti

La chef du Nouveau Parti démocratique de la Colombie-Britannique (NPD), Carole James, est née en Angleterre en 1957. Elle a passé quelques années à North Battleford, en Saskatchewan, avant que sa famille déménage à Victoria, en Colombie-Britannique, en 1962.

Carole James a grandi dans une famille élargie, très inclusive, entourée de ses grands-parents et, au fil des ans, de 40 jeunes qui avaient besoin d’une famille d’accueil.

Après ses études secondaires, elle enseigne le théâtre au primaire. Elle passe ensuite deux ans en Alberta, travaillant dans un centre pour personnes qui souffrent de déficience mentale. De retour à Victoria, elle poursuit ce travail, puis elle donne naissance à deux enfants. Pendant plus de 20 ans, elle ouvrira sa maison à des jeunes et à des adultes nécessitant une aide plus particulière et envoyés chez elle par les services sociaux.

Sa carrière politique commence pour de bon en 1990 lorsqu’elle est élue à la Commission scolaire de la région de Victoria où elle siégera jusqu’en 2001. Elle effectuera cinq mandats comme présidente.

Le saut en politique provinciale

Carole James brigue les suffrages pour une première fois dans la circonscription de Victoria-Beacon Hill en 2001. Elle perd par 35 voix seulement, pour arriver derrière le candidat libéral Jeff Bray, à la suite d’un dépouillement judiciaire.

Après cette défaite, Carole James quitte son poste de directrice des Politiques de services de garde au gouvernement de la Colombie-Britannique. Elle déménage à Prince George, dans le nord de la province, où elle devient directrice des Services à l’enfance et à la famille auprès du conseil autochtone Carrier Sekani Tribal Council, qui regroupe huit Premières Nations du nord de la province. Elle occupe par la suite le poste de coordonnatrice de la Northern Aboriginal Authority for Families.

Retour en politique

Quand la chef par intérim du Nouveau Parti démocratique (NPD), Joy MacPhail, annonce en 2003 qu’elle quitte la direction du parti, Carole James décide de replonger dans l’arène politique.

Une lourde tâche l’attend au lendemain de son élection à la direction du Nouveau Parti démocratique de la Colombie-Britannique en novembre 2003. Le parti n’a que deux élues à l’Assemblée législative de la Colombie-Britannique. Carole James promet de rebâtir l’unité parmi les partisans de la social-démocratie et de diminuer le pouvoir des syndicats au sein du parti en modifiant les règles d’adhésion.

Cette nouvelle orientation porte ses fruits. Le NPD fait élire 33 députés aux élections provinciales de 2005, défaisant plusieurs ministres et candidats vedettes du Parti libéral de Gordon Campbell.

Les défis en 2009

Femme de conviction, Carole James oriente ses priorités en fonction des besoins de la classe moyenne et des moins nantis. Cependant, le jour même où la chef néodémocrate lance sa campagne électorale en vue du scrutin provincial du 12 mai, son parti perd l’appui de la Fondation David Suzuki, du groupe Forest Ethics et de l’Institut Pembina, trois des organismes environnementaux les plus reconnus et traditionnellement sympathiques au NPD. La promesse de Carole James d’abolir la taxe sur les combustibles fossiles instaurée par les libéraux est considérée comme un retour en arrière par les environnementalistes.