Le chef libéral, Gordon Campbell, de passage à Richmond lundi
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PC/Jonathan Hayward
À l'approche du jour du scrutin, les chefs des deux principaux partis politiques de la Colombie-Britannique pressent les électeurs de choisir la direction vers laquelle la province devrait se diriger au cours des prochaines années.
Les deux principaux partis politiques intensifient leur campagne à la veille de la tenue du scrutin provincial.
Le premier ministre sortant et chef du Parti libéral, Gordon Campbell, estime que si les néodémocrates sont portés au pouvoir, ils reconduiront la Colombie-Britannique aux jours difficiles des années 90, où l'économie de la province était l'une des pires au pays.
Par ailleurs, M. Campbell s'est dit convaincu, lundi, de voir son parti reporté au pouvoir. Il a tout de même exhorté ses partisans à ne pas être trop confiants et à aller voter. Six événements, de Delta jusqu'à Port Coquitlam, étaient prévus au programme du chef libéral pour la dernière journée de la campagne.
Carole James à son arrivée à Comox lundi
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PC/Darryl Dyck
De son côté, la chef du Nouveau Parti démocratique (NPD) de la Colombie-Britannique, Carole James, s'est rendue sur l'île de Vancouver lundi. Plusieurs circonscriptions étaient à son emploi du temps, dont un arrêt dans Victoria-Beacon Hill où elle espère être réélue.
De passage à Kamloops samedi, Mme James, a quant à elle souligné qu'un gouvernement libéral encouragerait l'exploitation pétrolière en mer et mettrait ainsi l'environnement en péril.
Lundi, la chef du Parti vert, Jane Sterk, était dans sa circonscription, Esquimalt-Royal Roads, en banlieue de Victoria. À deux jours du vote, elle s'en est prise au NPD. Rappelons que Carole James affirmait plus tôt cette semaine que les verts devraient voter pour le NPD s'ils souhaitent détrôner Gordon Campbell mardi.
Jane Sterk répond que cette affirmation n'est rien d'autre qu'un acte de désespoir. De plus, la chef du Parti vert soutient que les néodémocrates sont loin d'avoir une plate-forme électorale verte.
Jane Sterk critique d'ailleurs la campagne du NPD pour abolir la taxe sur le carbone, la volte-face du parti à propos du projet Gateway et du pont Port Mann ainsi que l'appui des néodémocrates au projet de barrage sur la rivière de la Paix.
La chef des verts croit que le NPD doit enfin accepter la responsabilité d'avoir été une opposition molle et d'avoir mal géré la province avant l'arrivée au pouvoir du Parti libéral.
La tension monte
Par ailleurs, les esprits se sont quelque peu échauffés samedi en cette fin de campagne électorale provinciale.
Lors d'un discours prononcé à Merritt à l'occasion d'un rassemblement néodémocrate, Harry Lali, candidat dans la circonscription de Fraser-Nicola, a affirmé qu'il fallait chasser du pouvoir Gordon Campbell. Une sympathisante dans la foule a alors lancé : « Abattons-le! ».
Harry Lali a par la suite affirmé que de telles paroles sont inacceptables et n'ont pas leur place dans une campagne électorale.