Le OUI des environnementalistes

Boîte de scrutin   © CBC

Les principaux chefs de file du mouvement environnementaliste en Colombie-Britannique se sont prononcés en faveur du vote unique transférable (VUT).

Les grands noms des mouvements environnementalistes appuient la formule du vote unique transférable, qui fait l'objet d'un référendum aux élections du 12 mai.

David Suzuki, l'activiste Tzeporah Berman, le spécialiste des changements climatiques à l'Université Simon Fraser Mark Jaccard, le directeur de Greenpeace Canada, Bruce Cox, et l'économiste des ressources Wendy Holm ont joint les rangs de la campagne du OUI au VUT.

Ces derniers estiment qu'une modification du mode d'élection des députés permettrait d'accorder plus d'attention aux questions environnementales qui préoccupent les électeurs, tant chez les candidats pendant la campagne électorale, que chez les élus, au lendemain du jour du vote. Selon Tzeporah Berman, le VUT donnerait une représentation plus variée à l'Assemblée législative et aurait en même temps un effet positif sur la formulation des politiques.

Mme Berman affirme qu'en ayant la chance d'élire plusieurs députés dans une même circonscription, les citoyens pourraient faire un choix en fonction des enjeux qui leur tiennent à coeur et non seulement en fonction d'une allégeance politique.

Le professeur Mark Jaccard de l'Université Simon Fraser rappelle que les chefs de file mondiaux qui ont adopté des politiques climatiques sont des pays où les politiciens sont élus sous une formule proportionnelle. Il cite en exemple la Norvège, la Finlande, la Suède et l'Allemagne. Il reconnaît toutefois que leur mode électoral est différent de la formule du VUT.

Mark Jaccard rappelle que la représentation proportionnelle permettrait au Parti vert, qui a obtenu 13 % des suffrages aux élections de 2005, de faire élire des candidats. Il souligne aussi que la représentation proportionnelle incite les partis politiques à collaborer davantage.

Les électeurs de la Colombie-Britannique sont appelés à se prononcer par référendum, aux élections du 12 mai, sur l'adoption ou non du VUT. Selon la formule proposée, la province serait subdivisée en 20 circonscriptions, et un électeur serait appelé à voter pour plusieurs candidats. Le candidat qui obtiendrait le plus de voix serait automatiquement élu. Les votes de deuxième choix figurant sur les bulletins de vote ayant permis d'élire ce premier candidat seraient par la suite transférés au candidat que les électeurs désignent comme deuxième choix, et ainsi de suite.

La formule a été rejetée de justesse au référendum de 2005 et crée une certaine confusion chez les électeurs. Les opposants au VUT affirment que les électeurs perdent le contrôle sur les répercussions de leur deuxième, troisième et autres choix. Ils notent également que les femmes sont les grandes perdantes aux élections dans les pays qui ont adopté le vote unique transférable.

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