Une idée bien ancrée en Alberta : « À quoi ça sert de voter quand on connaît déjà le résultat de l'élection? » Les Albertains sont friands de stabilité politique depuis longtemps. L'Alberta est la seule province canadienne à n'avoir connu que quatre gouvernements différents depuis sa création. Depuis 1905, quatre partis se sont succédés, chacun gardant le pouvoir pour une période relativement longue. De fait, le Parti progressiste-conservateur actuellement au pouvoir dirige la province depuis 1971. Onze mandats consécutifs. Cette tradition politique combinée au phénomène de désintérêt de la population ne favorise pas une forte participation électorale. La participation des Albertains aux élections fédérales est en déclin et ils sont encore moins enclins à participer aux élections dans leur propre province.
La prochaine élection pourrait être en Alberta l'heure d'un renversement de tendance. Plusieurs changements se sont produits depuis les dernières élections qui pourraient peut-être raviver l'intérêt de la population. De nouveaux acteurs ont surgi, que ce soit de nouvelles figures ou de nouveaux partis. La démission d'Ed Stelmach a entraîné la venue d'Alison Redford, la première femme de l'histoire de l'Alberta à diriger la province. Un seul chef de parti, Brian Mason du NPD, est de retour à la barre de son parti pour cette élection. En plus, deux nouveaux partis ont fait leur entrée dans l'assemblée législative, le Part Wildrose et le Parti albertain. Les Albertains seront-ils au rendez-vous?


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