Médicaments pour animaux moins chers en pharmacie qu'en clinique

Le chat de David Leversage, de Maple Ridge en Colombie-Britannique. Le chat de David Leversage, de Maple Ridge en Colombie-Britannique, a 18 ans et souffre d'une insuffisance rénale.

Les propriétaires d'animaux de compagnie peuvent économiser des centaines de dollars en achetant les médicaments de leurs bêtes en pharmacie ou chez des grossistes, plutôt qu'en clinique vétérinaire, a révélé un reportage de l'équipe d'enquête du réseau anglais de Radio-Canada.

Un blogueur et propriétaire de chat de Vancouver, Nathaniel Christopher, indique qu'il dépense 225 $ par mois en consultation vétérinaire et en insuline pour son animal diabétique.

CBC a joint des cliniques vétérinaires de Vancouver pour connaître le prix d'une injection de 10 ml d'insuline de marque Lantus. Les prix indiqués par les cliniques allaient de 125 $ à 175 $.

Toutefois, M. Christopher affirme qu'il a découvert une autre solution, soit d'acheter les médicaments lui-même à la pharmacie. Il a demandé à son vétérinaire de lui donner une prescription et a cherché lui-même la meilleure aubaine.

CBC a reproduit l'expérience et a découvert que la même quantité d'insuline de marque Lantus pouvait être vendue de 90 $ à seulement 63 $, dans une succursale du géant de la vente en gros Costco à Burnaby.

Cela représente 112 $ de moins que le prix exigé le plus cher.

Également moins cher pour les fournitures médicales

Un autre propriétaire de chat a trouvé aubaine sur la toile.

Le chat de David Leversage, de Maple Ridge en Colombie-Britannique, a une insuffisance rénale et doit recevoir des perfusions quotidiennes. L'ensemble necéssaire à chaque perfusion, qui inclut l'aiguille et la solution, lui coûtait 20 $ auparavant.

Toutefois, après avoir payé le prix exigé par une clinique durant deux mois, M. Leversage a trouvé sur le web l'entreprise Pacific Health Care Supply, qui offrait tout le matériel nécessaire pour l'injection à seulement 10 $ l'ensemble.

Les cliniques vendent produits et conseils, fait-on valoir

Dr Yuri Bernstein, de la clinique pour animaux Arbutus West, en entrevue en janvier 2013. Selon le vétérinaire Yuri Bernstein, les cliniques comme les siennes ne disposent pas de grandes quantités de médicaments pour animaux et ne peuvent donc pas offrir les mêmes prix que les grossistes.

Le vétérinaire Yuri Bernstein, de la clinique pour animaux Arbutus West de Vancouver, justifie ses prix en faisant valoir que la vente de ses produits est accompagnée des conseils d'un expert. En outre, dit-il, les grandes pharmacies qui vendent un plus gros volume de médicaments peuvent exiger moins cher, ce qui n'est pas le cas de son établissement.

Le Collège des vétérinaires de Colombie-Britannique confirme qu'un vétérinaire, si cela lui est demandé, doit fournir une prescription à un client.

« Même si je peux rédiger une prescription, je crois que je devrais aussi être payé pour faire mon boulot de médecin. Faire une prescription n'est pas qu'une affaire de signer un bout de papier, c'est l'essence même de la pratique de la médecine », insiste pour dire le Dr Bernstein.

Les cliniques peuvent exiger le prix qu'elles veulent puisque la médecine vétérinaire n'est pas subventionnée par l'État. Il existe un guide des prix recommandés, mais le Collège des vétérinaires n'a pas le pouvoir de le faire respecter.