De la caféine en quantité mesurable dans le Pacifique

Océan  Photo :  iStockphoto

Une chercheuse de l'Oregon a découvert que des taux mesurables de caféine se retrouvaient dans l'océan Pacifique, ce qui pourrait avoir des conséquences sur la vie marine.

La professeure en biologie marine à l'Université Portland State, Elise Granek, indique avoir fait cette constatation dans le cadre de ses recherches sur les contaminants.

« Nous avons découvert que les moules ont augmenté ce qu'on appelle leur réaction de stress », explique Mme Granek.

Au cours de cette réaction, les moules produisent des protéines de protection. Si ce stress perdure, il peut affecter le développement et la reproduction de l'espèce. Mme Granek affirme qu'il faudra d'autres études pour vérifier ce phénomène.

En attendant, elle dit ne pas chercher à décourager la consommation de café le long de la côte ouest nord-américaine, mais elle porte le blâme sur les établissements accusant un mauvais système de traitement des eaux usées.

Les taux les plus élevés de caféine n'ont pas été enregistrés là où les eaux usées sont traitées, mais plutôt là où les fosses septiques sont utilisées, ainsi qu'aux endroits où les égouts se déversent tels quels dans l'océan, explique la chercheuse.

En Colombie-Britannique, la capitale provinciale Victoria n'a pas encore d'usine de traitement des eaux usées secondaires et a la réputation d'envoyer des effluents dans ses eaux, en passant à travers un système de filtre.

« Dans les années 60, nous pensions que la dilution était la solution à la pollution », explique Mme Granek.

Elle aimerait prélever des échantillons pour mesurer les quantités de caféine présentes dans les eaux usées de Victoria, afin de les comparer aux niveaux qui seront enregistrés quand la ville se dotera d'une usine de traitement en 2018.