Attaque cinglante d'un policier de North Vancouver contre le chef de la GRC

Bob Paulson, le commissaire de la GRC Bob Paulson, le commissaire de la GRC  Photo :  PC/Adrian Wyld

Un membre de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) a envoyé au commissaire Bob Paulson une lettre virulente dans laquelle il dit douter de la volonté de son chef de vouloir réellement modifier le fonctionnement du corps policier national.

« Vous donnez de bonnes entrevues à la télévision et vous dites ce qu'il faut. Mais les mots seuls n'auront aucun effet sur l'organisation », déclare Peter Kennedy, un homme comptant 32 ans d'expérience à la GRC.

« Vos paroles tombent dans des oreilles de sourds », ajoute-t-il.

La plainte d'un autre policier

Le policer de North Vancouver dénonce également la manière dont le commissaire Paulson avait répondu aux inquiétudes exprimées dans un courriel par un autre policier, le sergent Tim Chad.

Celui-ci déplorait le fait que la confiance ne règne plus entre les officiers et les cadres supérieurs de la GRC.

Dans sa lettre, Peter Kennedy renchérit : selon lui, la réponse donnée au sergent Chad est « agressive, insultante, arrogante, paternaliste et immature ».

Le sergent Chad, dit-il, ne recherchait « qu'un petit peu de compréhension et d'aide » et ses préoccupations sont partagées par « des milliers d'autres ».

Peter Kennedy conseille au commissaire de ne pas ignorer ses critiques.

Un lieu de travail malsain

Le policier fait également allusion dans sa lettre à un recours collectif intenté par quelques centaines de policières et d'ex-membres de la GRC.

« Il y a beaucoup plus que du harcèlement sexuel au sein de cette organisation. Il existe également de l'intimidation, de l'exclusion et des menaces voilées », poursuit M. Kennedy.

Il rétorque aussi que peu des superviseurs auxquels il a répondu dans sa carrière méritent le respect.

« Nous ne sommes plus l'image des cartes postales achetées par les touristes » - Peter Kennedy, policier

Le commissaire Bob Paulson n'était pas disponible pour se défendre contre ces allégations.

Il a été nommé à la tête de la GRC en novembre 2011 en affirmant qu'il voulait modifier les lacunes disciplinaires de son organisation.

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