Vue nord-ouest du campus de l'Université de la Colombie-Britannique
Photo : Wikimedia Commons/Leoboudv
Le Canada devrait mieux se positionner pour attirer davantage d'étudiants asiatiques, selon le président et recteur de l'Université de la Colombie-Britannique, Stephen Toope.
Dans un article spécialisé écrit pour le Conseil canadien des chefs d'entreprises (CCCE), M. Toope note :« une demande sans précédent pour l'enseignement supérieur en Asie aujourd'hui ouvre une myriade de possibilités au Canada ».
Les possibilités vont des « partenariats institutionnels visant à faciliter la recherche, aux nouveaux marchés des exportations des savoirs canadiens, en passant par le recrutement d'étudiants et de chercheurs étrangers talentueux », écrit-il dans un rapport de 20 pages, le septième d'une série commandée par le CCCE pour explorer l'incidence, sur le Canada, de l'essor que connaît l'Asie.
Stephen Toope y recommande que les deux paliers de gouvernement, les entreprises et le secteur éducatif travaillent plus ensemble afin de positionner le pays comme la destination par excellence pour les étudiants asiatiques.
Il rappelle que le plus grand contingent d'étudiants étrangers dans le monde provient d'Asie et que la tendance se poursuivra dans les années à venir.
Avec près de 20 000 étudiants à temps plein et plus de 4000 à temps partiel, la Chine était en 2009 le plus grand pourvoyeur d'étudiants étranger au Canada.
L'Inde, la Corée du Sud et le Japon figurent parmi les autres principaux marchés asiatiques, souligne-t-il encore.
En tout, les étudiants étrangers apportent bien plus de 6,5 milliards de dollars chaque année à l'économie canadienne par l'entremise des droits de scolarité, des frais d'hébergement et d'autres dépenses.
« Pour placer l'enseignement supérieur canadien sur la carte et attirer la fine fleur des talents internationaux », le recteur de l'Université de la Colombie-Britannique recommande des investissements ciblés et soutenus, la création d'un programme de bourses pour les étudiants étrangers du 1er cycle, et l'élargissement du programme existant pour les étudiants des cycles supérieurs.
Par ailleurs, il est d'avis qu'il faudrait encourager les étudiants canadiens à étudier et à acquérir de l'expérience en Asie, afin de positionner le Canada comme partenaire de l'éducation internationale.