La Première Nation Carcross-Tagish construit une route d'accès pour une subdivision à 20 km au sud de Whitehorse.
Deux Premières Nations des environs de Whitehorse veulent faire leur entrée sur le marché immobilier au cours des prochains mois, mais il n'existe pas de titre foncier au Yukon pour le type de terrain qu'ils veulent offrir.
La Première Nation Carcross-Tagish voudrait mettre une trentaine de lots résidentiels situés sur ses terres à 20 km au sud de Whitehorse sur le marché dès cet automne.
Pour ce faire, elle s'affaire à y construire une route d'accès.
Le chef Danny Cresswell de la Première Nation Carcross-Tagish.
Selon le chef des Carcross-Tagish, Danny Cresswell, plusieurs de ses membres qui habitent en ville préféreraient habiter des terres qui appartiennent à la Première Nation.
Il croit également que le quartier sera suffisamment proche de Whitehorse pour intéresser les non-autochtones.
Pour sa part, la Première Nation Ta'an Kwatch'an a déjà terminé la construction de la route d'accès à une subdivision semblable au nord de la capitale.
Pourtant, dans un cas comme dans l'autre, les lots ne peuvent être vendus puisqu'ils sont situés sur des terres octroyées dans le cadre d'une entente territoriale qui appartiennent collectivement et de manière non transférable aux membres de la Première Nation.
Les Premières Nations voudraient offrir les terres en location à long terme comme il est possible dans d'autres régions du Canada, tel que la Colombie-Britannique.
Ce type de location n'existe pas pour l'instant au Yukon et il faut donc en définir officiellement les conditions afin de permettre aux institutions bancaires d'offrir du financement à ceux qui souhaiterait louer.
La Première Nation Kwanlin Dun a entamé des discussions sur la question avec le gouvernement territorial afin de définir un titre foncier pour ce genre de lot qui pourrait servir pour tous.
Malgré l'espoir de certaines Premières Nations de bientôt faire leur entrée sur le marché immobilier, la sous-ministre adjointe au ministère de la Justice, Lesley McCullough, note qu'ils sont encore loin d'une solution.
Pour sa part, la Première Nation Ta'an Kwatch'an espère qu'un règlement sera trouvé bientôt, car elle a déjà investi des millions de dollars dans son projet afin de pouvoir profiter du boom immobilier que connaît le Yukon.