Monty Robinson, l'agent responsable de l'équipe de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) qui est intervenue à l'aéroport de Vancouver en octobre 2007 dans l'affaire Robert Dziekanski a remis sa démission vendredi matin.
Robert Dziekanski, un immigrant polonais, est décédé après avoir reçu plusieurs décharges de pistolets Taser. L'événement a marqué l'actualité et a mené à des rapports accablants du Commissaire des plaintes du public contre la GRC et de la Commission Braidwood, qui a conclu à l'usage injustifié de pistolets électriques.
Monty Robinson et trois autres agents doivent d'ailleurs comparaître en cour pour faire face à des accusations de parjure dans le cadre de cette affaire en 2013.
La démission de Monty Robinson survient le jour même de l'audience de détermination de sa peine dans une autre affaire.
L'ancien agent de la GRC a été trouvé coupable d'entrave à la justice en mars dernier à la suite d'un accident qui a coûté la vie au motocycliste Orion Hutchinson en 2008.
Monty Robinson était allé boire deux verres de vodka chez lui avant de revenir sur les lieux de l'accident auquel il avait été impliqué.
En raison de cet acte, il a été impossible de savoir s'il était déjà ivre avant l'accident.
Lors de l'audience de détermination de la peine vendredi, la Couronne a demandé neuf mois de prison alors que l'avocat de la défense demande une peine d'emprisonnement avec sursis de moins de six mois.
Le juge a pris la cause en délibéré et doit rendre sa décision le 27 juillet prochain.
Le sous-commissaire et commandant des forces de la GRC en Colombie-Britannique, Craig Callens, a expiqué par voie de communiqué que la démission de Monty Robinson mettait fin à l'enquête interne pour inconduite qui était menée contre lui.
Il a toutefois noté que même s'il n'était plus sujet à l'enquête interne de la GRC, Monty Robinson devait encore faire face à la justice pour sa condamnation d'entrave à la justice et pour ses accusations de parjure.
Craig Callens a également ajouté qu'il aurait préféré que Monty Robinson soit congédié, mais qu'en acceptant sa démission de la GRC il éliminait les retards, les coûts et l'incertitude liés à l'enquête interne.