Entente de principe entre les enseignants et les employeurs

Susan Lambert est présidente de la Fédération des enseignants de la Colombie-Britannique Susan Lambert est présidente de la Fédération des enseignants de la Colombie-Britannique  Photo :  CBC

La Fédération des enseignants de la Colombie-Britannique (BCTF) et l'Association des employeurs scolaires (BCPSEA) ont conclu une entente de principe en soirée mardi.

Selon la présidente du syndicat des enseignants, Susan Lambert, ils ont accepté cette entente d'un an pour éviter l'imposition d'un contrat qui aurait miné les acquis des enseignants et entraîné la détérioration des conditions d'apprentissage dans la province.

Elle appelle toutefois ses membres à voter en faveur de l'entente même si elle reconnaît que les gains sont modestes.

En effet, l'entente n'accorde aucune augmentation salariale, ni de réduction de la taille des classes.

Les enseignants ont en revanche obtenu des améliorations de leurs avantages sociaux et auraient fait reculer le gouvernement sur certaines questions.

Gabriel Bureau, membre du comité des négociations de la BCTF, explique qu'au vu des conditions de négociations, l'entente est la meilleure que la Fédération ait pu avoir et qu'elle met un terme à un an de conflit.

« On est satisfait de mettre un terme à cette bataille. C'est juste qu'après un an et quatre mois de négociations, trois jours de grève, des moyens de pression énormes qu'on a mis pour en bout de ligne avoir si peu. Définitivement, les dés étaient pipés dès le départ. » — Gabriel Bureau, négociateur, BCTF

Les enseignants voteront sur l'entente mercredi, jeudi et vendredi. Les résultats devraient être annoncés vendredi soir.

La première ministre Christy Clark a déclaré par voie de communiqué que l'entente de principe permettra aux parents et aux élèves de profiter de la pause estivale en sachant que les classes reprendront à l'automne.

Les 41 000 enseignants de la province sont sans contrat depuis juin 2011. Ils ont entamé des moyens de pression en septembre dernier. En mars, le gouvernement a légiféré pour y mettre fin et imposer la médiation.

Une lutte sur deux fronts

Le 20 juin, la Fédération des enseignants avait annoncé qu'elle retournait devant les tribunaux pour contraindre le gouvernement provincial a modifier des lois que la Cour suprême de la Colombie-Britannique a jugées inconstitutionnelles.

La juge de la Cour suprême Susan Griffin avait statué en avril 2011 que les lois 27 et 28 ne concordaient pas avec l'esprit de la Charte canadienne des droits et libertés. Elle avait accordé au gouvernement jusqu'en avril dernier pour régler le problème.

Les lois ont été adoptées en 2002. La loi 27 établissait de façon statutaire la convention collective entre l'association des directions d'écoles publiques et BCTF. Quant à la loi 28, elle conférait cetains pouvoirs aux établissements d'enseignement en dépit des conventions collectives, comme le droit de décider du nombre d'élèves par classe et leur composition.

BCTF prétend que le gouvernement n'a pas pris en compte la décision de la juge Griffin dans sa récente loi 22, et poursuit le gouvernement.

La cause sera entendue à Vancouver durant quatre jours, à partir du 3 décembre prochain.

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