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Une pénurie de médicaments anticipée au pays pourrait causer le report ou l'annulation des chirurgies non urgentes, a averti mercredi le gouvernement britanno-colombien.
Un plan a toutefois été mis en place pour gérer cette situation et apporter le soutien nécessaire, affirme les autorités de la santé.
Les hôpitaux de la province pourraient devoir faire face à un manque d'approvisionnement de médicaments comme la morphine, l'hydromorphone et le fentanyl pour une période de plus de 18 mois, soutient le ministre provincial de la Santé, Mike de Jong.
Cette pénurie anticipée est due à la récente décision de la compagnie pharmaceutique québécoise Sandoz de cesser partiellement la production à son usine de Boucherville, spécialisée dans la production de médicaments injectables utilisés par les hôpitaux.
Cet arrêt partiel découle des recommandations de la Food and Drug Administration, l'agence de santé publique américaine, qui a effectué une série d'inspections de l'usine l'année dernière et y a constaté des manquements aux bonnes pratiques de fabrication.
Les autorités sanitaires provinciales et fédérales collaborent pour s'assurer que les hôpitaux du pays s'échangent les quantités de médicaments disponibles ou utilisent des pilules lorsqu'il en est jugé nécessaire.
Les patients en soins palliatifs, les personnes dont la vie est en danger et celles ayant besoin de soins d'urgence auront la priorité sur les médicaments et les analgésiques disponibles sous forme intraveineuse, a expliqué le ministre de Jong.