Quel avenir pour l'éducation secondaire en français?
L'intérieur de l'école André-Piolat de North Vancouver.
Photo : andrepiolat.csf.bc.ca
Les étudiants de 10e, 11e et 12e année de l'École André-Piolat, au nord de Vancouver ne seront pas transférés à l'École Jules-Verne, comme le suggérait le Conseil scolaire francophone de la Colombie-Britannique (CSF).
La majorité du conseil d'administration du CSF s'est opposée, lors d'un vote samedi, à ce que les étudiants du secondaire changent d'école dès septembre prochain.
Le 11 janvier dernier, le CSF invoquait des économies de 250 000 $ pour transférer les jeunes. Cette année, il n'y a que quatre élèves inscrits au niveau secondaire.
Le vote n'avait rien de facile, explique la présidente du conseil d'administration, Alexandra Greenhill.
« Cela a pris du temps de vraiment expliciter l'impact qu'aurait [le transfert], à la fois sur la cohorte actuelle, les enfants en maternelle, et sur les autres écoles, » poursuit-elle. « C'est toujours un équilibre qui est difficile à faire. »
Après deux heures de débat et de témoignages émotifs, la décision du conseil a surpris tout le monde, y compris les parents qui ont pourtant obtenu ce qu'ils désiraient.
« Je suis bien contente, s'est exclamée la mère d'un étudiant, je suis aussi un peu surprise. »
Pour la présidente de l'Association des parents d'élèves de l'École André Piolat, Michelle Mercier, qui s'était prononcée pour une meilleure rétention des élèves, ce premier pas ouvre la porte aux collaborations.
« Aujourd'hui, on célèbre, oui, mais c'est le début, il faut continuer à travailler ensemble, avec le CSF, avec les enseignants, avec les élèves, les parents, sur le développement de ce programme-là, un programme secondaire fort » a ajouté Mme Mercier.