Le gaz naturel est enfermé dans de petites cavités à l'intérieur du schiste argileux.
L'annonce de la construction de deux usines de liquéfaction de gaz naturel d'ici 2020 en Colombie-Britannique provoque certaines inquiétudes.
Une fois en activité, l'usine de l'entreprise BC LNG, à Kitimat, pourra exporter annuellement jusqu'à 1,8 million de tonnes de gaz naturel liquéfié. Les principaux marchés visés sont situés en Asie.
Pour répondre à la demande, l'entreprise devra se tourner vers le gaz de schiste, dont l'extraction est plus polluante que d'autres formes de gaz naturel.
George Hoberg, spécialiste des politiques énergétiques à UBC, explique qu'il faut utiliser la fracturation hydraulique, un procédé qui nécessite beaucoup d'eau.
Cette eau risque d'être contaminée par les produits chimiques utilisés et la fracturation hydraulique génère beaucoup de gaz à effet de serre, fait valoir M. Hoberg.
Joseph Doucet, professeur à l'Alberta School of Business et spécialiste des politiques énergétiques, se fait toutefois rassurant par rapport aux risques liés au transport du gaz naturel liquéfié par bateau.
« L'une des craintes que les gens peuvent avoir, c'est que ça pourrait exploser [...] parce qu'il y a une quantité énorme de gaz dans le navire. Ça n'explose pas, ça ne fait que se dissiper dans la nature. [...] Le méthane est un gaz à effet de serre. Ça resterait dans l'atmosphère et contribuerait au problème de réchauffement climatique, mais cela dit, à ma connaissance, il n'y a jamais eu d'accident majeur », souligne M. Doucet.
Pour George Hoberg, le gaz naturel demeure une forme d'énergie plus verte que le pétrole, mais beaucoup moins que plusieurs autres.