École Émilie-Tremblay : des parents craignent l'anglicisation de leurs enfants

École Émilie-Tremblay L'école Émilie-Tremblay à Whitehorse (archives)

Des parents francophones de Whitehorse qui craignent une anglicisation des élèves à l'École Émilie-Tremblay réclament un plan d'action à la commission scolaire.

Quatre enfants sur cinq admis dans cette école francophone ont un parent anglophone. Ces enfants ont souvent besoin de programmes de francisation pour améliorer leurs compétences linguistiques. Qui plus est, l'établissement admet parfois des enfants anglophones s'ils répondent à une série de critères.

Jean-Paul Molgat s'inquiète pour ses deux jeunes enfants. « Dans un milieu où les ressources en francisation ne suffisent pas, je me demande si on peut se permettre d'accepter des non-ayants droit qui arrivent à l'école parfois sans parler le français et qui demandent eux aussi des ressources en enrichissement de la langue », dit-il.

Dans un document remis à la commission scolaire, les parents demandent qu'un plan d'action soit développé et qu'entre-temps, l'admission d'enfants anglophones soit suspendue.

Le président de la commission scolaire, André Bourcier, défend la politique d'admission de l'école. « L'admission de non-ayants droit se fait d'une façon excessivement serrée. Il y a un comité qui rencontre les parents à plusieurs reprises, qui rencontre les enfants, qui évaluent le niveau d'utilisation du français des enfants et qui prend une décision à ce niveau-là », fait-il valoir.

Le maximum d'enfants admis sur la base de ces critères ne peut dépasser 10 % de la population de l'école, selon la politique.

M. Bourcier indique qu'un budget de plus de 7 millions de dollars adopté récemment prévoit l'ajout d'un demi-poste en francisation, pour un total de deux postes à temps plein.

D'après un reportage de Claudiane Samson