Le Canada voudrait faciliter l'approbation de nouveaux oléoducs

  |  Radio-Canada avec Agence France-Presse et La Presse Canadienne
Le ministre canadien des Ressources naturelles, Joe Oliver, jeudi, à Ottawa Le ministre canadien des Ressources naturelles, Joe Oliver, jeudi, à Ottawa   © PC/Adrian Wyld

Le ministre fédéral des Ressources naturelles, Joe Oliver, a publié lundi une lettre ouverte annonçant la révision du système actuel d'approbation de projets d'oléoducs, attaquant au passage les environnementalistes, qu'il a qualifiés de « groupes radicaux ».

Dans cette lettre, il a fait écho aux déclarations du premier ministre Stephen Harper qui a accusé les adversaires des projets de pipeline d'être financés par des groupes d'intérêts étrangers.

La sortie du ministre Oliver a lieu la veille du début des audiences publiques sur le projet de pipeline Northern Gateway qui commencent mardi à Kitimat, dans le nord-ouest de la Colombie-Britannique.

Sans citer explicitement le projet d'oléoduc Northern Gateway, M. Oliver y réaffirme que l'intérêt national du Canada exige le développement des exportations vers les marchés asiatiques.

Projet d'oléoduc Northern GatewayLe groupe Enbridge veut construire un oléoduc entre l'Alberta et le port de Kitimat, sur le Pacifique, pour exporter vers la Chine du pétrole extrait de sables bitumineux.

Il s'en prend aux « défenseurs de l'environnement et autres groupes radicaux », à qui il reproche de vouloir bloquer cet objectif en faisant traîner en longueur les consultations afin que « les délais tuent de bons projets ».

« Ces groupes veulent prendre en otage le système réglementaire canadien pour réaliser leur programme idéologique radical », dit-il, sans les identifier davantage.

Le ministre affirme que les groupes en question « utilisent des financements issus de groupes d'intérêt étrangers pour saper l'intérêt national canadien » et « attirent des célébrités de la jet-set, dont l'empreinte carbone personnelle est parmi les plus importantes au monde, pour convaincre les Canadiens de ne pas développer leurs ressources naturelles ».

M. Oliver semble ici viser, sans les nommer, les acteurs américains Robert Redford et Leonardo Di Caprio qui font partie du puissant Conseil national de défense des ressources naturelles (NRDC).

« Nous ne voulons pas que des projets qui sont sans risque, génèrent des milliers d'emplois et ouvrent de nouveaux marchés aux exportations, meurent en phase d'approbation à cause de délais inutiles », conclut M. Oliver, ajoutant que le temps est venu de réexaminer ce système.