Robert Pickton (archives)
La mère de l'une des victimes de Robert Pickton, appelée à témoigner à la Commission d'enquête publique sur les femmes tuées ou disparues en Colombie-Britannique, a déclaré vendredi que la police de Vancouver n'avait pas pris au sérieux la disparition de sa fille.
Marion Bryce a raconté qu'elle avait signalé la disparition de sa fille Patricia Johnson en mars 2001.
Selon la femme, une employée de l'unité des personnes disparues de la police de Vancouver lui aurait alors répondu que sa fille était probablement en train de faire la fête quelque part.
Marion Bryce soutient qu'elle est retournée au poste de police le lendemain avec des photos de sa fille, mais que l'employée a refusé de la rencontrer et lui a répété la même explication.
Elle a indiqué qu'elle avait appelé la police à plusieurs reprises par la suite, mais que ce n'est qu'en juin qu'elle a pu parler à un enquêteur.
Le corps de Patricia Johnson a finalement été retrouvé sur la ferme appartenant à Robert Pickton en février 2002.
Des propos contredits
L'avocat de la police de Vancouver a réfuté les allégations de Marion Bryce.
Selon Tim Dickson, les policiers ont multiplié les efforts pour retrouver Patricia Johnson avant que le dossier soit confié aux enquêteurs de la police de Vancouver et de la GRC chargés de faire la lumière sur les cas de femmes disparues.
Les audiences de la Commission d'enquête publique reprendront le 14 janvier prochain.