Le fugitif chinois Lai Changxing déporté vers la Chine

Un gardien escorte Lai Changxing, à Vancouver, le 11 juillet 2011. Un gardien escorte Lai Cheong Sing à Vancouver, le 11 juillet 2011.  Photo :  PC/Darryl Dyck

Après que la Cour fédérale eut annulé deux fois sa libération et ordonné sa déportation, le fugitif chinois Lai Changxing a été placé à bord d'un vol vers son pays d'origine, vendredi soir.

La Cour fédérale avait annulé à deux reprises un ordre de libération émis en son nom par la Commission de l'immigration et du statut de réfugié (CISR), avant de statuer jeudi que Lai Changxing serait finalement déporté.

Mercredi, la Commission avait ordonné, pour une deuxième fois, qu'il soit libéré, soutenant que les risques qu'il prenne la fuite étaient faibles. Immédiatement après cette décision, les avocats de l'Agence des services frontaliers s'étaient présentés en Cour fédérale et avaient obtenu qu'un juge annule la décision de la Commission.

M. Lai était donc toujours en détention. Il demandait à la Cour fédérale d'annuler l'ordre de déportation émise par la Commission d'immigration et du statut de réfugié. Sa cause a été entendue jeudi et le juge Michel Shore a expliqué qu'il était un criminel qui ne répondait pas aux critères pour obtenir un statut de réfugié au Canada.

Depuis plus de 10 ans, Lai Changxing se battait contre sa déportation. Il était venu se réfugier au Canada pour échapper à des accusations de corruption qui pèsent contre lui en Chine.

Il y est accusé d'être à la tête d'un important réseau de contrebande qui aurait escroqué le gouvernement chinois de plusieurs millions de dollars en taxes et impôts.

Ses avocats demandaient à la Cour fédérale d'annuler l'ordre de déportation parce que sont client pourrait y être torturé et possiblement exécuté par le régime communiste.

Même si le juge Shore a admis que la Chine ne possédait pas le dossier le plus reluisant sur la planète en matière de droits de la personne, Pékin avait promis lors de la visite du ministre canadien des Affaires étrangères, John Baird, que M. Lai serait bien traité. En outre, les autorités ont affirmé qu'il subirait un procès équitable et qu'il ne serait pas exécuté.