Alex Thomas et Scott Jones
Scott Jones, le jeune homme de la désormais célèbre photo du baiser des émeutes de Vancouver, explique qu'il voulait calmer sa petite amie, Alex Thomas, allongée dans la rue après avoir été chargée par des policiers, lors des troubles qui ont suivi la défaite des Canucks en finale de la Coupe Stanley.
Lorsque les policiers ont foncé vers les émeutiers, Alex Thomas a eu très peur. « Je n'avais jamais rien vécu de semblable avant et c'était très effrayant », se souvient la jeune femme. « J'étais bouleversée, je suis tombée, et je ne savais plus trop ce qui était en train de se passer ». Son amoureux d'origine australienne, Scott Jones, 29 ans, voulait l'apaiser et l'a embrassée. Un photographe a croqué cet inusité moment d'intimité sur fond de violence et depuis, la photo a fait le tour du monde.
Alex Thomas dit ne pas se souvenir de ce qui a provoqué sa chute. Des témoins ont toutefois affirmé qu'elle avait été frappée et poussée par des policiers dans la foulée de la charge pour disperser des émeutiers. « Nous n'étions pas agressifs [envers la police] ni quoi que ce soit du genre. Mais ils nous ont quand même passé dessus », explique Scott Jones.
Le couple ne blâme pas les policiers pour sa mésaventure. Selon les deux amoureux, ils se sont simplement retrouvés au mauvais endroit, au mauvais moment. « Il y a de toute évidence beaucoup d'autres personnes qui se sont retrouvées dans la même position malchanceuse », estime Alex Thomas.
Scott Jones croit tout de même que les forces de l'ordre ont réagi de façon excessive.
La photo du baiser de Vancouver
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AFP/Rich Lam
Le couple se dit surpris de toute l'attention médiatique qu'a reçue la photo. Ils déplorent aussi que plusieurs rumeurs aient suivi sa diffusion dans les médias sociaux. Certaines de ces rumeurs affirmaient que la scène avait été « arrangée », d'autres, qu'il s'agissait davantage d'un moment « sexuel » que d'un moment de tendresse.
Le couple a reçu plusieurs offres d'entrevues dans les médias depuis la diffusion du cliché, mais les deux jeunes adultes disent maintenant vouloir retourner à leurs affaires quotidiennes. Ils sont tout de même entrés en contact avec le photographe qui les a croqués pour obtenir un exemplaire de leur portait fortuit.