Le gouvernement provincial donne suite à un rapport de l'Association des médecins publié en 2009 et reconnaît l'alcoolisme comme maladie chronique, plutôt qu'un simple problème de comportement.
En reconnaissant l'alcoolisme comme une maladie chronique, la province reconnaît également que les médecins auront besoin de plus de temps pour traiter les patients qui en sont atteints. Cela signifie également que les médecins seront remboursés pour les heures supplémentaires nécessaires au traitement des patients atteints d'alcoolisme.
C'est une bonne nouvelle, selon Billy Smith, qui travaille avec Harbour Light, un organisme qui vient en aide aux personnes qui souffrent de dépendance. Il explique que lui-même a dû voir trois médecins avant qu'un d'entre eux l'accepte comme patient, justement parce qu'il souffrait d'alcoolisme.
Débat sur le coût de la décision
Le Dr Ray Baker, enseignant à la faculté de médecine de l'Université de la Colombie-Britannique, dit que certains estiment que cette décision pourrait coûter cher au système de santé de la province. Il rétorque que 25 % des lits d'hôpitaux de la province sont déjà occupés par des gens qui ont des problèmes de dépendance, même si officiellement, ils sont hospitalisés à la suite d'un accident de voiture, d'une tentative de suicide, ou d'un mauvais diagnostic de dépression.
Le rapport du BC Medical Association (BCMA) soulignait qu'en 2006, les problèmes de dépendances ont coûté plus de 6 milliards de dollars à la province.
Le gouvernement provincial et le BCMA ont préparé des directives destinées aux médecins de la province pour l'identification, l'évaluation et le traitement des alcooliques.