Quatre agents de la GRC et trois employés à la prison de Kamloops auraient regardé pendant sept minutes deux détenues ayant une relation sexuelle. Les ébats auraient été captés par une caméra de surveillance.
Quatre policiers de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) et trois civils qui travaillent à la prison de Kamloops auraient regardé pendant sept minutes les ébats sexuels de deux détenues qui ont été captés par une caméra de surveillance.
Mardi, la police fédérale a publié un communiqué dans lequel elle détaille les allégations contre les sept hommes lors de l'incident qui se serait produit le 18 août. Aucun des témoins ne serait intervenu pour arrêter ce qui semblait être un acte sexuel consensuel, indique la GRC.
Les deux femmes ivres avaient été arrêtées à deux endroits différents et placées en détention préventive parce qu'elles causaient du désordre public. L'inspecteur Tim Shields de la GRC a indiqué que les policiers présents auraient dû intervenir, puisque les détenues étaient dans un état d'ébriété avancé et qu'elles n'étaient peut-être pas en mesure de consentir à l'acte sexuel.
Mercredi, la GRC a indiqué que trois des quatre policiers impliqués ont été suspendus avec salaire. Le quatrième connaîtra son sort sous peu.
La Ville de Kamloops a pour sa part suspendu les deux gardiens et l'autre surveillant sous ses ordres. Les autorités municipales ont d'ailleurs ouvert leur propre enquête.
Par ailleurs, la GRC souligne que les caméras de surveillances en circuit fermé ont capté non seulement les deux femmes, mais aussi les quatre agents et les trois employés municipaux qui se trouvaient sur les lieux. Le corps de police précise savoir précisément combien de temps ils seraient restés devant l'écran.
Les deux femmes ont depuis été libérées sans que des accusations soient portées contre elles.