Des femmes réclament une enquête publique

Des femmes du Rape Relief and Women's Shelter Des femmes du Rape Relief and Women's Shelter réclament une enquête publique sur l'affaire Robert Pickton.

Un groupe de femmes de Vancouver revient à la charge et réclame une fois de plus la tenue d'une enquête publique concernant l'affaire Robert Pickton. Les femmes de l'organisation Rape Relief and Women's Shelter sont insatisfaites de la réponse des services de police et des gouvernements dans le dossier du tueur en série.

Un groupe de femmes revient à la charge et réclame de nouveau la tenue d'une enquête publique relativement à l'affaire du tueur en série.

Elles croient qu'une enquête publique est le seul mécanisme qui permettrait d'éviter les erreurs du passé.

Rappelons que la police de Vancouver a rendu public vendredi dernier son rapport interne sur l'enquête concernant Robert Pickton. Le document est très critique et blâme les policiers de Vancouver et ceux de la Gendarmerie royale du Canada pour ne pas avoir appréhendé Robert Pickton plus tôt à la fin des années 90, alors que des femmes disparaissaient du quartier Downtown Eastside.

Ce mea culpa arrive cependant beaucoup trop tard, selon les femmes du Rape Relief and Women's Shelter de Vancouver. L'organisation réitère que les femmes disparues ont été négligées parce qu'elles étaient des prostituées, certaines des Autochtones, mais de façon plus générale parce qu'elles étaient des femmes.

Mettre un terme à la discrimination

Le groupe accuse les tribunaux et les services policiers de discrimination systématique et cite à l'appui des statistiques troublantes. L'organisation affirme qu'en 2006, 354 jeunes filles ont été accusées de prostitution à Vancouver, alors que seulement six clients ont dû faire face à la justice.

À l'instar du Rape Relief and Women's Shelter, Dave Dixon, un ex-policier ayant rédigé le premier rapport sur les femmes disparues en 1997, croit qu'il faut que les gouvernements s'attaquent aux causes de la marginalité pour empêcher que d'autres femmes vulnérables connaissent une fin tragique.

Et pour cela, disent-ils, il faut absolument une enquête publique avec un vaste mandat. Ils plaident pour une enquête publique plutôt que judiciaire, afin que les organismes de défense des droits des femmes puissent être impliqués.

Le gouvernement de la Colombie-Britannique a promis d'étudier les circonstances entourant la disparition des femmes du Downtown Eastside. Il n'est cependant pas certain que l'examen prendra la forme d'une enquête publique.